Politique

Boko Haram veut traiter les lycéennes enlevées en « otages », les vendre ou les marier de force

| Par Jeune Afrique
Captude d'écran d'une vidéo de décembre 2013, montrant un homme affirmant être Abubakar Shekau.

Captude d'écran d'une vidéo de décembre 2013, montrant un homme affirmant être Abubakar Shekau. © AFP

Dans une vidéo de 57 minutes obtenue par l’AFP, Abubakar Shekau, le leader du groupe islamiste Boko Haram, revendique l’enlèvement de 223 lycéennes nigérianes. Il promet de les traiter en esclaves, de les vendre ou de les marier de force.

Mis à jour le 08/05 à 10h50.

C’est une revendication qui fait du bruit. Non que des doutes subsistaient encore sur les auteurs du rapt de 276 lycéennes, le 14 avril dans leur établissement scolaire de Chibok (nord-est), dont 53 ont réussi à s’enfuir et 223 sont toujours en captivité, selon la police. Mais les mots employés par le leader du groupe islamiste Boko Haram ont choqué l’opinion alors même qu’une campagne internationale pour la libération des jeunes-filles bat son plein, y compris sur les réseaux sociaux, et que le président nigérian Goodluck Jonathan a publiquement demandé l’aide des États-Unis dans ce dossier.

"J’ai enlevé vos filles", a déclaré Abubakar Shekau dans une vidéo de 57 minutes. "Je vais les vendre sur le marché, au nom d’Allah", a-t-il poursuivi, confirmant à demi-mot des informations circulant sur le possible transfert des adolescentes au Tchad et au Cameroun voisins, où elles auraient été vendues pour 12 dollars chacune. "J’ai dit que l’éducation occidentale devait cesser. Les filles, vous devez quitter (l’école) et vous marier", a poursuivi Shekau, qui a précisé garder certaines d’entre elles comme esclaves.

Voir le sujet de l’émission 28 Minutes d’Arte, L’Expresso", de Thibaut Nolte, sur Abubakar Shekau :

Dans cette nouvelle vidéo, Shekau est habillé en treillis militaire. Il se tient debout devant un véhicule de transport blindé et deux pick-up sur lesquels sont installées des mitrailleuses. Six hommes armés se tiennent des deux côtés de Shekau, le visage dissimulé. Pendant les 14 premières minutes, Shekau, s’exprime en haoussa, en arabe et en anglais, critique la démocratie, l’éducation occidentale, et les ceux qui ne croient pas en l’Islam. L’image est floue, mais on aperçoit assez clairement son visage quand la caméra zoome sur son visage.

(Avec AFP)

 

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