Politique

L’ONU veut sécuriser les écoles nigérianes contre les attaques de Boko Haram

| Par Jeune Afrique
Gordon Brown,envoyé spécial de l’ONU chargé de l’éducation, à Abuja le 7 mai 2014.

Gordon Brown,envoyé spécial de l'ONU chargé de l'éducation, à Abuja le 7 mai 2014. © AFP

En marge du Forum économique sur l’Afrique à Abuja, Gordon Brown, l’envoyé spécial de l’ONU chargé de l’éducation, a dévoilé mercredi le projet « Safe School » destiné à sécuriser davantage les écoles nigérianes, cibles des attaques de Boko Haram.

Mis à jour à Comment sécuriser les écoles nigérianes qui font souvent l’objet d’attaques de Boko Haram ? La question a été évoquée en marge du Forum économique sur l’Afrique, ouvert le 7 mai à Abuja, en présence de Gordon Brown, envoyé spécial des Nations unies chargé de l’éducation.

"Nous ne pouvons rester les bras croisés et voir les écoles fermer, les adolescentes privées d’éducation et les parents vivre dans la peur pour leurs filles", a déclaré l’ancien Premier ministre britannique. "Le système éducatif qui a le pouvoir de transformer le Nigeria ne peut être démoli", a-t-il martelé.

Initiative "Safe school"

C’est pourquoi le projet "Safe school" a été mis en place pour "aider de plus en plus de filles et de garçons [du Nigeria] à aller à l’école et à étudier", a annoncé Gordon Brown. À l’en croire, l’initiative vise en priorité à identifier les écoles à risques, et implique les communautés locales, les services de sécurité et les enfants eux-mêmes. "Il prévoit le déploiement de gardes de sécurité et de policiers, ainsi que des mesures pour réagir aux menaces et aux possibles attaques actuelles sur les établissements scolaires", a-t-il expliqué.

Les leaders économiques du Nigeria ont déjà fourni une contribution initiale de 10 millions de dollars (7,4 millions d’euros) dans ce projet, qui sera expérimenté d’abord dans 500 écoles du nord du Nigeria, où sévissent les islamistes de Boko Haram, responsables de l’enlèvement mi-avril de plus de 200 jeunes filles qu’ils ont promis de traiter en "esclaves" et de vendre pour être mariées de force.

De son côté, Gordon Brown doit rencontrer le président nigérian Goodluck Jonathan, et lui remettre à cette occasion "une pétition de plus de 400 000 signatures, demandant la création au Nigeria d’écoles où règne la sécurité".

(Avec AFP)

>> Pour aller plus loin, l’émission 28 minutes d’Arte avec le père Vandenbeusch, ex-otage de Boko Haram :

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