Politique

Législatives sud-africaines : 63 % des voix pour l’ANC, selon les résultats partiels

| Par Jeune Afrique
Une partisane de l’ANC, le 7 mai à Eshowe, en Afrique du Sud.

Une partisane de l'ANC, le 7 mai à Eshowe, en Afrique du Sud. © AFP

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis vingt ans en Afrique du Sud, a revendiqué, jeudi, une « majorité écrasante » à l’issue des législatives organisées la veille dans le pays. Les résultats partiels placent le parti de Jacob Zuma en tête du scrutin avec plus de 60 % des suffrages exprimés.

Les résultats sont encore partiels et provisoires, mais le Congrès national africain (ANC) revendique déjà une « majorité écrassante » au lendemain des élections législatives organisées le 7 mai en Afrique du Sud. Le dépouillement des résultats dans plus de 60 % des bureaux de vote place l’ANC en tête avec 63,3% des voix, contre 66,9% cinq ans plus tôt.

« Bien que des tendances commencent à se dégager, il est encore beaucoup trop tôt pour prévoir de façon censée le résultat final », a prévenu jeudi Pansy Tlakula, la présidente de la Commission électorale indépendante, soulignant qu’on attendait encore les résultats des grandes villes, dont Johannesburg.

Une « victoire décisive » de l’ANC

Un tel score de l’ANC est toutefois conforme aux prévisions des sondages.

« Ce sera victoire décisive », a indiqué Jessie Duarte, secrétaire générale adjointe de l’ANC. « Si l’on regarde les tendances mondiales, il faut s’attendre à ce qu’un parti au pouvoir ne garde pas éternellement des scores aussi hauts », argumente-t-elle pour justifier le relatif recul du parti.

« Nous avons confiance, nous allons avoir un mandat accordé à une écrasante majorité par notre peuple pour continuer de diriger ce pays et faire aller l’Afrique du Sud de l’avant », a affirmé Jackson Mthembu, le porte-parole du mouvement.

Même si les résultats sont encore loin d’être définitifs, l’ANC est assuré de gérer le pays pour le cinquième quinquennat consécutif. Et le président sortant Jacob Zuma sera réélu par le 21 mai par une Assemblée nationale où il aura toujours une claire majorité.

La timide percée de DA

Derrière l’ANC, le principal parti d’opposition, l’Alliance Démocratique (DA), semble réussir son pari de progresser encore pour passer la barre des 20%. Les résultats lui donnent 22,2% des voix, contre 16,7% en 2009.

« Je crois que nous ferons environ 23%, a déclaré sa dirigeante, Helen Zille. Bien sûr, nous espérions mieux, mais nous avons fait ce que nous pouvions. »Le parti espérait atteindre 30 %.

Helen Zille devrait rester Premier ministre du Cap occidental, la prospère province du sud-ouest dont Le Cap est la capitale et la seule – sur neuf- que ne contrôle pas l’ANC. « J’espère que nous ferons 58 % dans cette région », a-t-elle avancé. Les résultats encore provisoires lui donnent 59,9%.

Les grands perdants

Le parti radical populiste de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF), est en troisième position au niveau national avec 4,9%, selon les résultats provisoires.

Parmi les grands perdants du scrutin, Cope, un parti issu d’une scission de l’ANC qui avait remporté 7,4% des voix en 2009 – et s’est depuis épuisé dans des combats de chefs-, et n’en aurait plus que 0,7%.

Et surtout, l’intellectuelle Mamphela Ramphele, qui avait voulu incarner une alternative libérale noire à l’ANC, dépasserait à peine les 0,2 %.

(Avec AFP)

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