Justice

Génocide rwandais : ouverture du procès de Jean-Bosco Uwinkindi à Kigali

| Par Jeune Afrique
Jean-Bosco Uwinkindi (c) lors de son transfèrement en 2012.

Jean-Bosco Uwinkindi (c) lors de son transfèrement en 2012. © AFP

Le procès de Jean-Bosco Uwinkindi, premier accusé transféré à la justice rwandaise par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle présumé lors du génocide de 1994, s’est ouvert mercredi à Kigali.

Jean-Bosco Uwinkindi, lors de l’ouverture, mercredi, de son procès à Kigali a plaidé non coupable des chefs de "génocide" et "crimes contre l’humanité".
Le procureur Jean-Bosco Mutangana a indiqué à l’ouverture de l’audience que "le pasteur Jean-Bosco Uwinkindi est accusé deux crimes, génocide et extermination constitutive de crime contre l’humanité".

"Je n’ai pas commis les crimes mentionnés par l’accusation, en revanche je suis une victime du génocide", a simplement répondu l’accusé devant la Chambre spéciale de la Haute cour de Kigali.

Le procès a ensuite commencé avec une présentation par l’accusation des massacres qui se sont déroulés durant le génocide de 1994 dans la commune de Kanzenze, où Jean-Bosco Uwinkindi, pasteur pentecôtiste officiait, à environ 25 km au sud de Kigali. L’audience a ensuite été ajournée à jeudi avant que ne soit abordé le rôle de l’accusé.

>> Lire aussi : vingt ans après… Renaître à Kigali

L’accusé, arrêté le 30 juin 2010 en Ouganda, avait été transféré le 19 avril 2012 au Rwanda par le TPIR, créé par l’ONU fin 1994 pour juger les responsables du génocide qui fit environ 800 000 morts, essentiellement dans la minorité tutsi, entre avril et juillet 1994.

L’acte d’accusation du TPIR considère Jean-Bosco Uwinkindi, un Hutu, "responsable du meurtre de membres de la population tutsi ou d’atteintes grave à leur intégrité physique ou mentale, commis dans l’intention de détruire, en tout ou partie, un groupe racial ou ethnique".

Selon le TPIR, l’accusé a participé, dans la commune de Kanzenze à la mise en place de barrages routiers destinés à "identifier et arrêter des civils tutsi qui, par la suite, étaient tués" et a ordonné, avant d’y participer, différents massacres dans cette commune.

(Avec AFP)

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