Politique

Niger: les rebelles touareg signalent de « violents combats » au nord

La rébellion touareg nigérienne a fait état sur son site internet de « violents combats » depuis plusieurs jours avec l’armée autour de la localité d’Elmiki (nord), mais les autorités de Niamey n’avaient pas réagi lundi midi.

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Mis à jour le 17 novembre 2008 à 11:18

Le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) affirme avoir lancé mercredi dernier une attaque contre l’armée qui voulait « établir une importante base » à Elmiki.

Le MNJ fait état de « très nombreuses pertes » du côté de l’armée régulière et d’un « nombre important de blessés évacués sur Agadez », la capitale régionale du Nord, théâtre d’affrontements depuis 2007.

Le groupe armé affirme encore avoir mené son attaque avec 30 véhicules, de l’artillerie et des roquettes RPG.

Les revendications du MNJ sont généralement difficilement vérifiables de source indépendante, et la presse est interdite d’accès dans le nord du pays.

Ces affrontements sont les plus violents signalés par la rébellion depuis début octobre, qui s’étaient officiellement soldés par la mort de trois soldats et un rebelle.

Par ailleurs, le gouverneur d’Agadez, Abba Mallam Boukar, a exprimé la semaine dernière sa « vive préoccupation » face à la dégradation de la situation sécuritaire en raison de « la « fréquence rapprochée » des explosions des mines antichar sur les routes du Nord.

Selon la gendarmerie d’Agadez, 41 explosions de mines antichar ont été enregistrées depuis 2007 dans la région, tuant 19 civils, et blessant 75 autres dont un tiers sont « handicapés à vie ».

L’armée et les rebelles s’accusent mutuellement d’avoir posé ces mines.