Société

Au moins 11 insurgés islamistes et 9 civils tués dans des combats à Mogadiscio

Au moins onze insurgés islamistes somaliens et neuf civils ont été tués à Mogadiscio dans des combats, a-t-on appris auprès de source policière et auprès de témoins.

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Mis à jour le 21 novembre 2008 à 14:15

Des insurgés ont attaqué tôt vendredi matin la maison du commissaire du district de Wadajir, dans le sud de la capitale, entraînant de violents échanges de tirs avec les forces gouvernementales, selon ces sources.

"J’ai compté huit cadavres d’insurgés dans un endroit et trois autres non loin de la maison du commissaire", a expliqué l’un des témoins, Mohamed Abdirisak.

Dans des déclarations à la presse, le commissaire du district, Ahmed Daci, a lui affirmé que 17 insurgés avaient été tués dans les combats.

Le porte-parole de la police de Mogadiscio, Abdulahi Hassan Barise, a fait état de son côté de lourdes pertes dans les rangs des insurgés, sans autres précisions.

Les insurgés islamistes, qui gagnent du terrain en Somalie, en guerre civile depuis 1991, s’en prennent régulièrement aux représentants gouvernementaux, aux forces somaliennes et à leurs alliés éthiopiens, ainsi qu’à la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

Par ailleurs, neuf civils dont cinq enfants ont été tués dans des combats distincts entres forces éthiopiennes et insurgés à Towfiq, un quartier du sud de la capitale.

"Les combats ont été les plus violents dans cette zone depuis des semaines. Les Ethiopiens ont fait une sortie (de leur base) et ont été pris dans une embuscade des insurgés. A ma connaissance, cinq enfants sont morts, tués par des tirs d’artillerie alors qu’ils jouaient au football", a rapporté Mohamed Said, un habitant.

"Quatre personnes sont mortes près de ma maison et sept autres blessées", a pour sa part rapporté un autre habitant du quartier, Abdinasir Moalim Ilkey.

Plusieurs autres habitants contactés par l’AFP ont confirmé ces informations, ajoutant que des combattants des deux camps avaient été tués, sans toutefois être en mesure d’en préciser le nombre.

"Les envahisseurs éthiopiens ont tenté de prendre de nouvelles positions mais nous les avons férocement combattus jusqu’à ce qu’ils retournent dans leurs tranchées. Ils ont subi de lourdes pertes dans cette bataille et nous avons tué beaucoup d’entre eux", a déclaré un commandant des insurgés, Cheikh Mohamed Kofi.

L’armée éthiopienne a depuis quelques mois entamé son retrait de Somalie, maintenant cependant des troupes sur des positions stratégiques et autour des bâtiments accueillant les institutions clés du gouvernement somalien de transition (TFG).

L’armée éthiopienne était intervenue en Somalie officiellement fin 2006. Le régime d’Addis Abeba avait alors argué que les islamistes, qui contrôlaient une partie de la Somalie, représentaient une menace pour l’Ethiopie.