Société

Le TPIR appelle une nouvelle fois le Kenya à arrêter Félicien Kabuga

| Par AFP

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a une nouvelle fois pressé le Kenya d’arrêter le financier présumé du génocide de 1994 au Rwanda, Félicien Kabuga, lors d’une conférence de presse jeudi à Nairobi.

Félicien Kabuga est l’un des 13 fugitifs les plus recherchés du tribunal basé à Arusha (nord-est de la Tanzanie) et ferait des séjours fréquents au Kenya.

« Le procureur (du TPIR Hassan Bubacar Jallow) n’est pas complètement satisfait du niveau de coopération et d’assistance (du Kenya) jusqu’à présent », a expliqué à la presse le porte-parole du tribunal, Roland Amoussouga.

« Je ne sais pas où se situe le blocage. Je présume qu’il y en a un quelque part et il incombe au gouvernement (kényan) de se conformer à son engagement auprès de la communauté internationale d’aider le TPIR à traquer M. Kabuga où qu’il se trouve au Kenya », a insisté M. Amoussouga.

« S’il existe des preuves que M. Kabuga n’est plus au Kenya, ils devraient nous les soumettre », a-t-il ajouté.

Le procureur du TPIR doit présenter vendredi son rapport d’étape bi-annuel devant le Conseil de sécurité de l’ONU où il devrait soulever une nouvelle fois cette question.

Washington a promis une récompense de 5 millions de dollars à quiconque donnera des informations pouvant conduire à la capture de M. Kabuga.

Un des hommes les plus riches du Rwanda au début des années 1990, M. Kabuga, un Hutu, est accusé notamment de génocide par le TPIR, chargé de rechercher et juger les principaux responsables du génocide de 1994 au Rwanda.

Il lui est notamment reproché d’avoir acheté des machettes utilisées pour tuer les Tutsi pendant le génocide d’avril à juillet 1994. Ces massacres ont fait, selon les Nations unies, environ 800. 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Né en 1935, M. Kabuga avait dû quitter en 1994 la Suisse pour la République démocratique du Congo (RDC) avant de trouver refuge au Kenya, où il a échappé à trois tentatives d’arrestation.

Il est soupçonné d’avoir reçu une protection de la part de l’ancien président kényan Daniel Arap Moi (1978-2002).

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