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Mise en garde de l’ONU au chef rebelle Laurent Nkunda

Le chef de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, a demandé au chef rebelle congolais Laurent Nkunda de mettre fin aux exactions commises par ses hommes dans l’est du pays qui pourront être « considérées comme des crimes de guerre ».

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Mis à jour le 17 décembre 2008 à 12:13

"Les exactions continuent à Kiwanja (80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu), j’ai demandé à Nkunda de mettre fin à ces exactions", a déclaré le chef de la Monuc (Mission de l’ONU en RDC) au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

"A Kiwanja, il y a des exactions attribuées au CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, dirigé par Nkunda) et des arrestations. Les rebelles du CNDP sont présents dans cette zone et c’est à eux de protéger les civils et d’éviter que des exactions soient commises", a-t-il souligné.

L’ONU avait fait état mardi d’une poursuite des exactions commises par des hommes de l’ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda contre des civils – enlèvements, déplacements forcés de population – dans des zones sous contrôle des rebelles dans l’est de la RDC, malgré leurs promesses de "pacification".

D’autres exactions – meurtres, enlèvements, pillages -, selon l’ONU, se sont également produites entre les localités de Kiwanja et Ishasha (120 km au nord de Goma, à la frontière avec l’Ouganda) fin novembre.

Le CNDP avait avancé sur cet axe, à la mi-novembre, avant de s’en retirer début décembre. Des milices pro-gouvernementales ont immédiatement repris position dans la zone où des affrontements sporadiques continuent de se produire.