Politique

Mugabe promet de prochaines négociations sur le gouvernement

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a promis la reprise prochaine de négociations directes avec son rival politique Morgan Tsvangirai pour la formation d’un gouvernement d’union, dans le quotidien d’Etat The Herald.

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Mis à jour le 19 décembre 2008 à 12:23

"Nous allons inviter les deux leaders, Morgan Tsvangirai et Arthur Mutaramba, à venir discuter de la façon dont nous allons procéder", a déclaré M. Mugabe, dont les propos sont publiés le jour d’un congrès annuel de son parti.

Le président, réélu en juin lors d’un scrutin contesté après la défaite historique du régime aux législatives de mars, a appelé les délégués de l’Union nationale africaine du Zimbabwe- Front patriotique (Zanu-PF) à "examiner" un amendement à la Constitution déposé la semaine dernière au Parlement, qui ouvre la voie à un gouvernement d’union en créant le poste de Premier ministre.

Aux termes de l’accord signé le 15 septembre entre les parties pour extraire le Zimbabwe de la paralysie politique née des élections, ce poste est dévolu à M. Tsvangirai, leader de la nouvelle majorité parlementaire.

L’amendement prévoit de lui adjoindre deux vices-Premiers ministres, dont l’un sera le chef d’une fraction dissidente de l’ex-opposition, M. Mutambara.

Il doit être adopté par une majorité des deux tiers, ce qui implique le soutien de la Zanu-PF comme du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvangirai.

Mais il reste à attribuer les ministères, certains portefeuilles clés faisant toujours l’objet de désaccords entre le MDC et la Zanu-PF.

L’Afrique du Sud, puissance régionale, continue de privilégier les négociations sur la base de l’accord du 15 septembre, en dépit de la multiplication des appels dans le monde au départ du président Mugabe.

Le Zimbabwe s’enfonce toujours plus loin dans le marasme économique et une épidémie de choléra, due à des infrastructures effondrées, a fait plus de 1.000 morts depuis le mois d’août, selon l’ONU.