Économie

Mines de fer au Liberia: un groupe chinois prêt à investir 2,6 milliards de dollars

Une compagnie chinoise est prête à « investir 2,6 milliards de dollars » américains (1,8 milliard d’euros) au Liberia pour l’exploitation de mines de fer, a affirmé le ministre libérien des Investissements dans une interview accordée à l’AFP à Monrovia.

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Mis à jour le 20 décembre 2008 à 21:40

"China Union va investir 2,6 milliards de dollars. C’est l’investissement le plus important de l’histoire de notre pays", a affirmé le ministre Richard Tolbert.

"Ils ont déjà remporté un appel d’offres de façon transparente et nous sommes en train de conclure pour la signature du contrat", a-t-il annoncé.

La compagnie chinoise devrait exploiter les mines de fer de Bong, à 150 km au nord de Monrovia, dans la province de Bong.

Selon le ministre, China Union a donné l’assurance au gouvernement que, dans un an, elle aurait achevé la construction d’une usine de transformation du fer dont la capacité serait d’un million de tonnes.

"Après la conclusion de la négociation en janvier, la compagnie va offrir 40 millions de dollars comme bonus de signature au gouvernement", a poursuivi M. Tolbert. Selon lui, il s’agit de "la plus grande somme qu’une compagnie ait offerte comme bonus au Liberia" et elle "sera remise +cash+ au gouvernement pour la réhabilitation des infrastructures et des autres besoins du peuple".

"Nous avons reçu l’assurance que dans un bref délai, 3. 000 emplois directs et 15. 000 emplois indirects seraient créés: ça, c’est dans deux à trois ans. A plus long terme, ils nous ont assuré que 10. 000 à 15. 000 emplois directs pourraient être créés et 70. 000 indirects", a-t-il dit.

Avant la guerre civile (1989-2003), les mines de Bong étaient exploitées par une société allemande, la Bong Mining Company. Elle versait des taxes au gouvernement mais aucune activité de développement n’avait été menée dans la région, ce que les populations dénonçaient.

"Nous avons commencé à corriger les erreurs du passé. Nous avons mis des choses dans ce contrat qui font que nous n’aurons pas seulement une compagnie d’exploitation dans la région pour 25 ans", a commenté M. Tolbert.

"Quelque chose doit rester quand les investisseurs vont partir, quelque chose dont la population sera fière", a lancé le ministre, évoquant des projets de création d’écoles, d’hôpitaux, de routes. . .

Pour le ministre, cet investissement constitue en outre un "signe de confiance dans le pays de la part des investisseurs" dans un contexte de crise.

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf avait déclaré jeudi que les secteurs des mines et du caoutchouc naturel étaient affectés par la crise économique mondiale.