Politique

Dimanche paisible à Antananarivo malgré le combat maire-président

Le président malgache Marc Ravalomanana, le 31 janvier 2009 à Antananarivo ©

La population d'Antananarivo s'est rendue comme d'habitude en masse dans les églises et les temples, sans trop se soucier de la crise politique opposant le maire frondeur de la capitale Andry Rajoelina au président Marc Ravalomanana.

La capitale malgache présentait le viage d’un dimanche ordinaire après une semaine marquée par des rassemblements qui ont dégénéré lundi et mardi en émeutes et pillages, faisant au moins 68 morts dans le pays.

"Le pasteur n’a pas parlé directement de la situation, mais il y a fait allusion en citant un passage de la Bible qui recommande de bien choisir les gens qui dirigent", explique Anna, toute endimanchée à la sortie d’un temple de l’église réformée FJKM, dont M. Ravalomanana est vice-président laïc.

Dans une église catholique, confession de Andry Rajoelina, un prêtre a appelé au "calme" et au "dialogue", racontent plusieurs fidèles: "on a prié, c’est tout".

La population semble dans l’expectative après les manifestations contre le régime appelées par le maire, qui a proclamé samedi qu’il était désormais en charge de la gestion des affaires du pays.

"Je n’aurai jamais cru que Tana (Antananarivo, la capitale qui avait porté M. Ravalomanana au pouvoir en 2002) lui aurait fait ça", dit Nirina, étudiant de 29 ans qui soutient le maire et veut croire à une transition en douceur.

Mais, exprimant une opinion commune, l’étudiant souhaite surtout "qu’on trouve la solution vite, et qu’on puisse reprendre la vie de tous les jours".

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