Politique

L’armée annonce avoir pris « toutes les bases » du groupe d’Ag Bahanga

Le ministère malien de la Défense affirme que l’armée a pris et contrôle « toutes les bases » du groupe du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga dans le nord-est du pays, dans un communiqué dont l’AFP a obtenu une copie.

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Mis à jour le 11 février 2009 à 16:30

"Toutes les bases opérationnelles et logistiques de la bande à Ibrahim Ag Bahanga sont entièrement prises et sous contrôle de nos forces armées et de sécurité. Il s’agit, entre autres bases, de celles de Tin Assalek, Abeïbara, Boureïssa, Inerdjane, à l’est de Touksimène", précise le communiqué.

Ibrahim Ag Bahanga est "en fuite", affirme également le ministère de la Défense.

L’armée avait déclenché début janvier "une opération de sécurisation" dans le nord-est du pays, destinée "à anéantir" le groupe dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, qu’elle qualifie de bande de "bandits armés".

Une source militaire avait déjà annoncé la semaine dernière à l’AFP que le plus radical des chefs rebelles touareg du pays ne se trouvait "plus sur le territoire malien". "Nous contrôlons désormais toutes ses positions dans le nord du Mali", avait assuré le 6 février le capitaine Alioun Diakité, contacté dans le nord.

La Défense a par ailleurs assuré dans son communiqué: "L’offensive de nos forces s’est soldée par un lourd bilan du côté des bandes armées: 22 combattants ont été capturés et faits prisonniers". Mais elle ne précise pas les circonstances ni la date de ces "captures".

"Les forces armées et de sécurité ont saisi également un lot important de véhicules de combats équipés de mitrailleuses lourdes, une grande quantité d’armes lourdes et de munitions de tous genres, un stock important de carburant et d’outils mécaniques, un stock de vivres et d’équipements", selon le même texte.

Après la fuite d’Ibrahim Ag Bahanga, confirmée de source indépendante, plusieurs centaines de ses éléments auraient regagné les rangs des autres groupes rebelles, favorables au processus de paix.

Le gouvernement du Mali prévoit le retour pacifique, dimanche à Kidal (nord-est), de "plus de 500 rebelles" touareg, en application d’un accord de paix signé à Alger en juillet 2006.

Kidal est la ville la plus importante du nord-est du Mali, région qui abrite l’essentiel de la communauté touareg.