Société

865 civils tués par la LRA entre Noël 2008 et mi-janvier

Plus de 865 civils ont été tués par la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) entre Noël 2008 et mi-janvier 2009 dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), affirme l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport.

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Mis à jour le 16 février 2009 à 11:17

Entre le 24 décembre 2008 et le 17 janvier 2009, la LRA "a férocement massacré plus de 865 civils et enlevé au moins 160 enfants" dans le district du Haut-Uele (Province orientale, nord-est de la RDC), selon ce document intitulé "Les massacres de Noël" et transmis à l’AFP à Kinshasa.

"Les attaques les plus terribles se sont déroulées le jour de Noël", rapporte l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York, se fondant sur les récits de "dizaines de victimes et de témoins".

"A Faradje, 143 personnes ont été férocement massacré quand les forces de la LRA ont attaqué la ville où était donné un concert de musique de Noël. Dans la zone de Doruma, à environ 250 km (à l’ouest), des combattants de la LRA se sont lancés dans trois jours de massacres dans plus de 13 villages, tuant 300 civils", indique HRW.

Ces attaques ont été menées une dizaine de jours après le lancement dans l’extrême nord-est de la RDC, mi-décembre, d’une opération militaire conjointe par les armées congolaise, ougandaise et sud-soudanaise dans le but de capturer le chef de la LRA Joseph Kony, sans succès pour l’instant.