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Jégo réfute que la future loi-programme soit caduque

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo a réfuté au Sénat que le projet de loi pour le développement économique de l’Outre-mer soit « caduc », comme l’affirmaient plusieurs élus socialistes.

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Mis à jour le 18 février 2009 à 19:19

"Je ne pense pas qu’il faille dire que ce texte est caduc", a déclaré M. Jégo, entendu par les membres de quatre commissions, dont celle des finances, saisies du fond du texte qui sera examiné en urgence par le Sénat le 10 mars, après avoir été adopté en juillet par le Conseil des ministres.

"Je suis parfaitement d’accord pour dire qu’il faut retravailler ses paramètres et ses curseurs, la position du gouvernement est de trouver le bon niveau des baisses de charges, au bon endroit pour qu’elles soient efficaces, pour lutter contre le chômage, endémique dans les départements d’outre-mer, et pour répondre à la crise", a-t-il dit.

Selon M. Jégo, "il faut réaménager le texte en temps réel", mais il faut le maintenir car "il apporte des réponses à une crise qui n’attend pas" et "à une conjoncture qui nous presse par le temps".

"La loi de développement économique de l’outre-mer, c’est l’outil conjoncturel d’adaptation à la crise économique et de réponse à la crise sociale", a-t-il expliqué.

Mais la crise sociale aux Antilles révèle selon lui "des problèmes plus structurels sur le modèle économique des outre-mers", qui donneront lieu "dans les semaines qui viennent à un travail de fond", notamment pour "l’octroi de mer", taxe locale qui pèse sur les prix.

Le président de la commission des Finances Jean Arthuis (Union centriste) a relevé pour sa part les conditions difficiles dans lesquelles le Sénat allait travailler.

Certains sénateurs doivent déposer leurs amendements au plus tard mardi après-midi, alors que le gouvernement ajuste encore le texte.

Le projet de loi sera soumis en séance publique dans la version adoptée en commission des finances, au titre de dispositions de la réforme constitutionnelle applicables au 1er mars.