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Politique

La Syrie, l’Iran et le Hezbollah dénoncent le mandat d’arrêt contre Béchir

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La Syrie, l'Iran et leur allié libanais du Hezbollah ont dénoncé le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.

Les Emirats arabes unis ont aussi exprimé leur inquiétude, disant craindre pour le processus de paix au Soudan et appelant le Conseil de sécurité de l’ONU à ajourner l’exécution de la décision de la CPI, selon l’agence officielle Wam.

La CPI a émis mercredi un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à un conflit complexe à l’origine de 300. 000 morts selon l’ONU. Khartoum chiffre à 10. 000 le nombre de décès liés aux combats.

"La Syrie est très inquiète et très contrariée par le mandat d’arrêt", affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. "C’est un dangereux précédent, qui ignore l’immunité accordée aux chefs d’Etat et garantie par l’accord de Vienne de 1961, susceptible d’avoir des conséquences négatives sur la stabilité au Soudan et sur le processus politique au Darfour".

"Ce comportement irresponsable (. . . ) constitue une violation flagrante de la souveraineté du Soudan et une ingérence dans ses affaires", a-t-il ajouté en demandant au Conseil de sécurité de "suspendre les mesures prises par la CPI".

A Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, a qualifié d’"injuste" ce mandat d’arrêt.

C’est "une violation de l’autorité qui a cassé l’immunité accordée aux chefs d’Etat et une ignoble innovation inacceptable pour la communauté internationale", a-t-il dit, cité par la télévision officielle.

A Beyrouth, le mouvement chiite Hezbollah a condamné le mandat d’arrêt. "C’est la preuve d’une attitude hypocrite et de la partialité de la communauté internationale", a-t-il estimé.

Pour le mouvement, ce mandat pourrait "rendre la situation au Darfour encore plus explosive et encourager cette région à faire sécession".

"Quel est le secret derrière cette justice aveugle qui ne poursuit pas les criminels de guerre au sein des équipes dirigeantes aux Etats-Unis et en Israël qui ont fait remplir les cimetières de Palestine, d’Irak, du Liban, d’Afghanistan et du Pakistan de centaines de milliers de victimes? Ce sont les véritables crimes de guerre et crimes contre l’Humanité", ajoute-t-il.

Les autorités soudanaises ont rejeté le mandat d’arrêt et M. Béchir y a répliqué en expulsant des ONG internationales du Darfour, menaçant l’acheminement d’une aide humanitaire vitale pour des centaines de milliers de civils.

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