Politique

La présidentielle « aura lieu pas plus tard que le 6 décembre »

Le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire aura lieu le 6 décembre au plus tard, a annoncé mardi au Conseil de sécurité l’ambassadeur ivoirien à l’ONU, Ilahiri Djédjé.

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Mis à jour le 28 avril 2009 à 14:33

"Le processus de paix en Côte d’Ivoire n’est pas dans l’impasse, la décision politique a été prise, le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu pas plus tard que le 6 décembre 2009", a déclaré M. Djédjé.

Il a précisé que la Commission électorale indépendante avait communiqué au président Laurent Gbagbo un calendrier électoral prévoyant la tenue de l’élection présidentielle entre le 11 octobre et le 6 décembre 2009.

"La date exacte de l’élection sera choisie à l’intérieur de cette période et sera annoncée par le président Gbagbo dans les prochains jours", a précisé l’ambassadeur ivoirien.

M. Gbagbo avait lui-même affirmé que l’élection présidentielle, sans cesse reportée depuis 2005, se tiendrait en 2009, dans un discours prononcé vendredi à Bonikro (centre) et mis en ligne le lendemain sur le site de la présidence. "Les élections auront lieu en 2009", avait-il assuré.

Terminer le recensement des électeurs d’ici mi-juin

A l’ONU, M. Djédjé a indiqué que 6. 081. 625 électeurs avaient été recensés sur un total potentiel de 8. 600. 000. "Nous espérons compléter le processus de recensement de la quasi totalité des électeurs d’ici à la mi-juin", a-t-il dit.

Il a appelé l’ONU à "ne pas se laisser décourager" par les retards successifs subis par le processus électoral et à "poursuivre ses efforts pour aider le peuple et le gouvernement ivoiriens à surmonter la crise en tenant des élections en 2009".

Dans un rapport publié le 20 avril, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait mis en garde contre les conséquences néfastes qu’aurait un nouveau report des élections dans le pays.

Le même jour, l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) avait estimé que le scrutin devait "impérativement se tenir en 2009", menaçant de revoir sa participation au processus de paix au-delà de cette échéance, à la suite de tensions avec le camp présidentiel.

Les ex-rebelles, qui contrôlent le nord du pays depuis leur coup d’Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo, estiment que les élections "sont possibles cette année", à l’instar des Etats-Unis et de la France.

En mars 2007, les FN et le camp présidentiel ont signé un accord de paix à Ouagadougou, complété fin 2008, qui prévoit la réunification du pays et l’organisation d’élections libres et transparentes. Son application a accusé jusqu’à présent d’importants retards.