Politique

Arrestation du Premier ministre de Marc Ravalomanana

©

Le Premier ministre désigné du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana, Manandafy Rakotonirina, a été arrêté mercredi par des militaires loyaux au nouveau régime, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Un groupe d’une vingtaine de soldats, tous armés et certains cagoulés, ont pénétré l’hôtel Carlton, dans le centre d’Antananarivo, où M. Rakotonirina avait établi son quartier général pour défier la Haute autorité de transition (HAT) présidée par Andry Rajoelina.

"On est là pour arrêter Manandafy", a déclaré l’un des officiers chargés de l’opération à des journalistes présents.

Lâché par l’armée et confronté à la pire crise qu’il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l’opposition et désormais à la tête de la HAT.

M. Ravalomanana a depuis quitté Madagascar, continuant toutefois de revendiquer la légitimité du pouvoir dans l’île.

Mardi, M. Rakotonirina avait annoncé la formation d’un gouvernement "légaliste", comptant dans un premier temps six ministres.

"Cela donne corps à une réalité tangible d’un gouvernement légal et constitutionnel", avait expliqué à l’AFP Constant Raveloson, son porte-parole. "Si cela maintient la pression sur la HAT, c’est tant mieux".

Mandat d’arrêt pour "atteinte à la sûreté de l’Etat"

Lors de l’opération de mercredi, le commando était dirigé par des officiers déjà impliqués dans le départ de M. Ravalomanana, et qui ont passé une heure à fouiller l’hôtel Carlton avant de trouver M. Rakotonirina caché dans des toilettes.

Des responsables de l’hôtel ont indiqué que les militaires disposaient d’un mandat d’arrêt dont l’existence a été confirmée par la porte-parole d’Andry Rajoelina, Annick Rajaona.

"Il y a un mandat d’arrêt depuis une semaine contre Manandafy. Il est la tête pensante des violences de la semaine dernière", a-t-elle indiqué, précisant que l’opération était lancée "pour atteinte à la sûreté de l’Etat".

Deux personnes ont été tuées vendredi dernier lors d’affrontements entre forces de l’ordre et partisans du président évincé.

Lundi, des militaires avaient investi les locaux de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) à Antananarivo, et arrêté trois membres de la sécurité accusés d’être restés fidèles à Marc Ravalomanana.

L’opération visait à arrêter des membres des forces de l’ordre restées fidèles à l’ancien président et accusés d’avoir ouvert le feu sur des partisans de ce dernier pour décrédibiliser la HAT.

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte