Justice

Création d’un Front islamique pour la défense des valeurs éthiques

©

Des chefs religieux musulmans sénégalais ont annoncé mercredi la création d'un "Front islamique pour la défense des valeurs éthiques". Ils ripostent ainsi à la libération de neuf homosexuels le 20 avril.

Des chefs religieux musulmans sénégalais ont annoncé mercredi à Dakar la création d’un "Front islamique pour la défense des valeurs éthiques", en réaction à la libération de 9 Sénégalais emprisonnés pour homosexualité, "une attaque contre l’islam" selon eux.

Au sortir d’une grande mosquée de la capitale, le directeur de l’ONG islamique Jamra, Bamar Gueye, a lu devant quelque 150 personnes une déclaration intitulée "riposte et engagement", au sujet de "l’affaire des homosexuels de Mbao".

Le texte affirme que des "lobbies tapis dans l’ombre" ont "ourdi une conspiration dangereuse contre les valeurs religieuses" dans le but d’obtenir la légalisation de l’homosexualité.

"Structure permanente de sentinelle"

La déclaration assure que "plus de 20 associations islamiques et chefs religieux" ont participé mercredi à la journée convoquée par la Ligue des Oulémas de l’Islam au Sénégal, avant de créer leur nouveau Front "qui sera une structure permanente de sentinelle".

Dans le texte, avait été glissée une affirmation selon laquelle "le prophète a dit ‘si vous trouvez les gens en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez-les’". "Ces paroles d’Allah et Hadiths du prophète nous obligent à réagir contre toutes attaques de l’Islam d’où qu’elles viennent", ajoute le document.

"Que les homosexuels soient éliminés de la vie"

Aussitôt après, l’imam Mamadou Lamine Diop de Guédiawaye (banlieue de Dakar) a publiquement souhaité, devant quelques journalistes, la mort des homosexuels: "Ce sont des gens qui méritent d’être mis au ban de la société quitte même, s’ils refusent de le faire, à ce qu’ils rejoignent le silence des cimetières (. . . ) qu’ils soient tout simplement éliminés de la vie".

Neuf hommes avaient été condamnés le 7 janvier à Dakar à huit ans de prison pour "acte impudique et contre nature et association de malfaiteurs" après avoir été arrêtés dans un appartement privé. Le 20 avril, la Cour d’appel a annulé la procédure et ordonné leur libération.

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte