Elections

L’opposant Alassane Ouattara se lance dans la course présidentielle

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L'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara a lancé samedi sa campagne présidentielle. L'opposant a appelé à ce que le scrutin se tienne le 11 octobre, la date qu'aurait proposée la Commission électorale indépendante.

L’opposant ivoirien et ex-Premier ministre Alassane Ouattara a lancé samedi à Abidjan sa campagne en vue de l’élection présidentielle, reportée depuis 2005 et qu’il souhaite voir se tenir "le 11 octobre", a constaté un journaliste de l’AFP.

"Allons-y, aux élections!", a-t-il exhorté lors d’un meeting dédié à la jeunesse et organisé à Yopougon, immense quartier populaire de la capitale économique ivoirienne, considéré comme un bastion du parti du président Laurent Gbagbo.

"Enrôlez-vous et soyez prêt à voter le 11 octobre", a poursuivi le président du Rassemblement des républicains (RDR) devant quelque 15. 000 personnes, en allusion au recensement électoral en cours.

"Certains essaient de dire: ‘il n’y a pas de désarmement, donc on ne peut pas faire une élection’. C’est faux!", a assuré l’ancien chef du gouvernement, invoquant une situation "apaisée".

Le 30 avril, le président Gbagbo avait réaffirmé que le désarmement des ex-rebelles – qui contrôlent le nord ivoirien depuis leur coup d’Etat manqué de septembre 2002 – devait être achevé avant le scrutin, comme le prévoit le dernier accord de paix signé fin 2008.

"Nationalité douteuse"

M. Gbagbo avait également indiqué que la présidentielle se tiendrait en octobre ou novembre.

Selon des sources concordantes, la date du 11 octobre avancée par le leader du RDR est celle qui a été proposée par la Commission électorale indépendante (CEI).

Longtemps accusé par le camp présidentiel d’être à l’origine de la rébellion, Alassane Ouattara avait été désigné en février 2008 candidat de son parti, mais il était resté discret jusque récemment, contrairement à ses deux probables adversaires, l’ex-chef de l’Etat Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo.

Cette élection donnera à M. Ouattara sa première occasion de briguer la magistrature suprême, après son refus en 1995 de se présenter – son camp estimant que le scrutin ne serait pas transparent – et l’invalidation de sa candidature en 2000 pour "nationalité douteuse".

 

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