Politique

La Monuc dénonce le « caractère criminel » des rebelles hutus rwandais

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Le chef de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC), Alan Doss, a dénoncé lundi le "caractère criminel" des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), après l'incendie d'un village dans l'est de la RDC.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, les FDLR ont incendié quelque 130 maisons du village de Butalongola, à plus de 150 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, après avoir fait fuir les habitants et tiré des coups de feu. Deux soldats congolais, qui se trouvaient-là en congé, ont été retrouvés morts.

"Cet acte est un autre exemple du caractère criminel de ce mouvement et démontre clairement que les FDLR sont des hors lois", a déclaré M. Doss, cité dans un communiqué de la Monuc publié lundi.

Arrivée au village une heure après l’incendie, une patrouille mixte Monuc/Forces armées congolaises (FARDC) avait permis le retour des villageois réfugiés dans la brousse.

"L’équipe conjointe MONUC/FARDC est toujours sur les lieux pour rassurer les populations, assurer leur sécurité et examiné les voies et moyens pour une sécurisation à long terme", ajoute la Monuc.

Un incendie précédent dans la nuit du 17 au 18 avril, également attribué aux FDLR, avait provoqué la mort de cinq enfants et de deux vieillards dans la localité de Luofu, au Nord-Kivu. Les rebelles hutus rwandais ont nié toute responsabilité dans cette attaque.

Opération congolo-rwandaise

Ces actes ont été perpétrés alors qu’une opération conjointe des armées rwandaise et congolaise a été menée du 20 janvier à fin février dans le Nord-Kivu contre les FDLR, dont les effectifs sont estimés à quelque 4. 000 combattants.

Loin de les avoir éradiqués, l’opération a cependant chassé les rebelles des grands centres de la province, les obligeant à gagner les forêts environnantes d’où ils lancent leurs attaques.

Début avril, M. Doss a renouvelé devant le Conseil de sécurité la demande, qu’il avait présentée en octobre 2008, de moyens supplémentaires, notamment de 18 hélicoptères, pour muscler la Monuc.

Sans ces appareils, avait-il averti, "la capacité de la Monuc à répondre rapidement à des menaces nouvelles et à protéger les populations civiles sera limitée".

La Monuc dispose actuellement de quelque 17. 000 Casques bleus et policiers et attend 3. 000 hommes en renfort.

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