Politique

Présidentielle : Andry Rajoelina pose ses conditions

Le chef de la transition à Madagascar, Andry Rajoelina, a fait savoir mercredi qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle prévue en 2010 si touts les ex-chefs d’Etat malgaches, dont le dernier évincé, Marc Ravalomanana, n’y participent pas.

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Mis à jour le 13 mai 2009 à 14:53

Un accord politique actuellement en cours d’élaboration et qui pourrait être signé entre la mouvance de M. Rajoelina et celles de trois ex-présidents malgaches stipule que les anciens chefs d’Etat ne pourront être candidats à cette présidentielle.

Lors d’un point de presse mercredi, M. Rajoelina a indiqué avoir "accepté (de signer cet accord) pour montrer un modèle aux yeux du monde entier".

"Je ne pourrai pas signer cet accord tout seul; donc j’attends la réponse des autres anciens chefs d’Etat", a-t-il poursuivi.

Mardi, M. Rajoelina avait annoncé à des diplomates "qu’il ne se présenterait pas" à la présidentielle que son régime a promis d’organiser.

Lâché par l’armée et confronté à la pire crise qu’il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à M. Rajoelina, alors chef de l’opposition.