Politique

La présidentielle ne devrait pas avoir lieu fin juillet

Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a reconnu que l’élection présidentielle consécutive à la mort du président Omar Bongo Ondimba ne pourrait pas avoir lieu fin juillet comme le prévoit la Constitution, lors d’une interview diffusée lundi par la chaîne France 24.

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Mis à jour le 22 juin 2009 à 19:03

Le Premier ministre n’a pas exclu de se porter candidat à la présidentielle

Jean Eyeghé Ndong n’a pas non plus exclu, le moment venu, de se porter candidat à cette élection.

"Je vois mal comment en 45 jours nous pouvons régler le problème de l’élection présidentielle", a déclaré M. Eyeghé Ndong. "J’espère que je ne m’avance pas trop mais c’est sûr que nous irons au-delà de 45 jours", a-t-il dit lors de cet entretien, réalisé à Libreville.

Selon la Constitution, la présidente par intérim Rose Francine Rogombé, investie le 10 juin, dispose de 45 jours au plus après sa prise de fonction pour organiser un scrutin, qui doit donc théoriquement se tenir fin juillet.

Possible révision des listes électorales

Mais des commentateurs et l’ensemble de la classe politique estiment impératif de repousser ce délai afin de procéder à une révision des listes électorales. La Constitution prévoit un allongement possible du délai en "cas de force majeure".

Interrogé sur ce point, le Premier ministre a indiqué: "nous allons avoir une concertation politique à la demande du chef de l’Etat, nous verrons s’il est nécessaire absolument de revoir cette liste électorale".

"Il ne suffit pas de décider de la revoir, il faut maintenant qu’on se mette d’accord sur les modalités de révision de cette liste électorale", a encore déclaré M. Eyeghé Ndong, vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG), créé par Omar Bongo Ondimba.

Jean Eyeghé Ndong prêt pour la présidentielle

Le Premier ministre a présidé lundi à Libreville un conseil interministériel consacré notamment à la préparation de l’élection, mais qui n’a pas permis de déboucher sur un calendrier, a-t-on appris de sources gouvernementales.

"Nous avons commencé à étudier les différentes hypothèses mais nous n’avons pas terminé", a expliqué une de ces sources.

Alors que la succession de l’ancien président attise les luttes en coulisses et que le ministre de la Défense Ali Ben Bongo est présenté comme l’un des principaux prétendants à la succession de son père, le Premier ministre a envisagé sa propre candidature.

"Si certains compatriotes estiment que je peux être candidat, j’examinerai la question", a-t-il dit.