Défense

La coalition anti-putsch dénonce l’assassinat d’un Américain

Pour la coalition, ce crime soulève le problème de l'insécurité et du terrorisme ©

La coalition anti-putsch en Mauritanie a condamné, mardi dans un communiqué, le meurtre à Nouakchott d'un ressortissant américain, jugeant qu'il posait à nouveau "la problématique de l'insécurité et du terrorisme".

"Ce crime odieux, commis en plein jour à côté du marché du Ksar, l’un des plus animé de notre capitale, repose dans toute son acuité la problématique de l’insécurité et du terrorisme, souvent brandie par les autorités militaires (. . . )", affirme le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD).

La coalition de partis, formée en août pour dénoncer le coup d’Etat militaire, "condamne énergiquement cet acte barbare et réaffirme son rejet absolu de tout recours à la violence et au terrorisme".

Un Américain, directeur d’un établissement d’enseignement à Nouakchott, a été tué par balles, mardi, par de jeunes hommes qui se sont enfuis aussitôt après le crime, selon une source policière et des témoins.

Dans son communiqué, le FNDD affirme que la victime s’appelait "Christophe Languis" et "travaillait pour l’ONG Caritas".

Mise en garde

Le Front met par ailleurs "en garde contre toute tentative ou acte de nature à mettre en péril la stabilité du pays ou à saper la dynamique de dialogue (. . . ) enclenchée par l’accord-cadre".

De nouveaux pourparlers inter-mauritaniens se déroulaient à Dakar (Sénégal), sous l’égide de la communauté internationale, pour la mise en oeuvre d’un accord de sortie de crise politique signé le 4 juin. Les pourparlers ont été suspendus mardi et devraient reprendre dans quelques jours à Nouakchott, la capitale mauritanienne.

Une élection présidentielle est prévue le 18 juillet.

Les putschistes accusés de laxisme

Dans son communiqué, le FNDD accuse les autorités sécuritaires d’être plus occupées par la campagne de "leur candidat", le général Mohamed Ould Abdelaziz qui effectue une tournée à l’intérieur du pays, que par la sûreté nationale.

De son côté, le dirigeant du plus grand parti d’opposition, Ahmed Ould Daddah, candidat à la présidentielle, a accusé le gouvernement mis en place par les militaires après le putsch d’août d’avoir "échoué à assurer la sécurité".

"La sécurité doit être assuré par l’Etat et le gouvernement actuel a échoué à assurer cette sécurité", a-t-il dit dans une déclaration à l’AFP.

"Il est du devoir de tous les citoyens de rejeter toutes les formes de violence et d’extrêmisme et de faire en sorte que la Mauritanie demeure un havre de paix et de sécurité et un modèle d’hospitalité", a insisté le dirigeant du Rassemblement des forces démocratiques.

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