Politique

Grève générale contre le projet de référendum de Tandja

Les sept centrales syndicales du Niger ont appelé à une grève générale de 24 heures jeudi pour contraindre le président Mamadou Tandja à renoncer au référendum sur une nouvelle Constitution qui pourrait lui permettre de se maintenir au pouvoir.

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Mis à jour le 24 juin 2009 à 19:16

"Le gouvernement a assigné les syndicats en justice, mais le juge des référés a déclaré notre grève ‘légale’", a déclaré à la presse le secrétaire général de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN), M. Sidibé.

"Nous appelons donc l’ensemble des travailleurs des secteurs public, para-public, privé, et même de l’informel à observer massivement la grève", a affirmé M. Sidibé.

Service minimum

Les organisateurs du mouvement assurent qu’un service minimum sera assuré dans des secteurs sensibles tels que les hôpitaux, les maternités, les aéroports, la distribution d’eau et d’électricité.

Le 18 juin, les 7 centrales avaient annulé une grève générale similaire, le mouvement ayant été jugé illégal par un magistrat saisi par le gouvernement.

C’est la première fois que tous les syndicats du pays, qui représentent les fonctionnaires et les employés du privé, appellent à la grève générale depuis l’avènement au pouvoir du président Tandja en 1999.

Rallonge de trois ans

Au terme de son deuxième quinquennat successif, qui s’achève le 22 décembre, M. Tandja, 71 ans, doit céder le pouvoir selon la Constitution.

Cependant, il a décidé de convoquer le 4 août un référendum visant à faire adopter une nouvelle constitution qui ne limiterait pas la durée du mandat présidentiel et lui octroierait dans un premier temps une rallonge de trois ans durant laquelle aucune élection ne serait organisée.

La Cour constitutionnelle a annulé le 12 juin le décret présidentiel convoquant les électeurs pour ce référendum.