Politique

Le président signe une offre d’amnistie aux groupes armés

| Par AFP
Des incertitudes subsistent sur l’expiration de l’offre d’amnistie

Des incertitudes subsistent sur l'expiration de l'offre d'amnistie ©

Le président du Nigeria a signé jeudi une offre d’amnistie destinée aux groupes armés opérant dans le Delta du Niger, au sud du pays.La présidence nigériane a indiqué que des clarifications seraient communiquées ultérieurement concernant l’expiration de cette offre.

Le président nigérian Umaru Yar’Adua a signé jeudi une offre d’amnistie destinée aux groupes armés sévissant dans le sud pétrolifère du pays, à condition qu’ils déposent les armes.

"J’offre l’amnistie et le pardon sans condition à toutes les personnes qui ont directement ou indirectement pris part à des offenses associées aux activités des militants dans le delta du Niger", a annoncé le chef de l’Etat après avoir signé la déclaration d’amnistie.

Incertitude sur l’expiration de l’offre

Ce document officiel, dont une copie a été transmise à l’AFP par les services de la présidence, indique que l’offre expirera le 4 octobre 2009.

La date de validité de l’offre prêtait cependant à confusion car M. Yar’Adua, qui a également mentionné le 4 octobre, a aussi affirmé dans son discours que les militants armés disposaient d’une "période de 60 jours".

Interrogée par l’AFP, la présidence nigériane a indiqué que des clarifications seraient communiquées ultérieurement.

"Le pardon prendra effet avec l’abandon et la remise de tous les équipements, des armes et des munitions", peut-on lire dans la déclaration d’amnistie.

"Renoncer" au militantisme

Il est également demandé aux militants armés de "renoncer" au militantisme pour pouvoir bénéficier de l’offre présidentielle.

Des groupes armés affirmant agir au nom des populations locales du delta du Niger, région riche en hydrocarbures du sud du Nigeria, s’en prennent régulièrement aux intérêts des nombreuses compagnies pétrolières opérant dans la vaste zone.

Depuis 2006, ils multiplient sabotages d’oléoducs, attaques de navires et enlèvements d’employés étrangers et nigérians du secteur pétrolier.

Les violences dans le delta du Niger, une région dont le Nigeria tire plus de 90% de ses devises, ont fait chuter la production de brut nigérian d’environ un tiers depuis 2006. Sa production s’élève à environ 1,8 million de barils par jour actuellement contre environ 2,6 mbj il y a trois ans.

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