Politique

Moines de Tibéhirine : le premier ministre dénonce « une provocation » de la France

Le Rassemblement national démocratique (RND, libéral) du premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a qualifié de « provocation » la campagne en France sur le massacre des sept moines de Tibéhirine en 1996, rapporte mercredi le quotidien El Watan.

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Mis à jour le 8 juillet 2009 à 14:56

Le RND se demande si l’Algérie paie son « attachement à mettre à nu le fait colonial d’hier »

Le RND, l’un des trois partis de l’Alliance présidentielle au pouvoir en Algérie, a dénoncé "avec force cette nouvelle provocation à l’égard de l’Algérie qui a souffert des affres du terrorisme dans le silence et la complicité des autres".

L’Alliance présidentielle est composée, outre le RND, du Front de libération nationale (FLN, conservateur) et du Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste).

Le RND s’est interrogé sur "la relation éventuelle entre ces campagnes tendancieuses à l’encontre de notre pays d’un coté et l’attachement de l’Algérie à mettre à nu le fait colonial d’hier en même temps que la défense des intérêts de notre économie nationale".

"Volonté politique de nuire à la réputation de l’Algérie"

Par ailleurs, le président de la Commission nationale consultative pour la promotion des droits de l’Homme (CCPDH), Farouk Ksentini, a déclaré au quotidien L’Expression de mercredi qu’"il y a une volonté politique de nuire à la réputation de l’Algérie" dans l’affaire des moines de Tibéhirine.

"C’est un général d’operette qui veut réveiller une affaire qui s’est essoufflée. C’est inconcevable", a-t-il ajouté.

Le général français à la retraite François Buchwalter a attribué le massacre des sept moines de Tibéhirine à une "bavure" de l’armée algérienne.

Officiellement, ces moines ont été tués par le Groupe islamique armé (GIA).