Politique

L’opposition « exige le départ de M. Tandja »

Le Front pour la Défense de la Démocratie (FDD) « exige » que le président nigérien Mamadou Tandja quitte le pouvoir. Il l’accuse de « parjures multiples » ayant « souillé la fonction présidentielle ».

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Mis à jour le 10 juillet 2009 à 13:45

Le FDD souhaite la mise en accusation du président pour haute trahison

L’opposition nigérienne a "exigé" vendredi le départ du président Mamadou Tandja, qui veut modifier la Constitution pour rester au pouvoir jusqu’en 2012 alors que son dernier mandat expire en décembre.

"Le Front pour la Défense de la Démocratie (FDD) exige le départ de M. Tandja dont les parjures multiples souillent la fonction présidentielle", a assuré le FDD dans un communiqué.

Le FDD regroupe des partis politiques, des ONG, des syndicats et un des trois fronts qui combattent le projet de référendum prévu le 4 août et qui permettrait au président Tandja de rester au pouvoir pour trois ans après deux quinquennats successifs.

Le FDD "exige l’annulation" du projet de référendum

Après avoir dissout la Cour constitutionnelle et le Parlement hostiles à son référendum, M. Tandja s’est arrogé des "pouvoirs exceptionnels" pour gouverner par décrets et ordonnances.

Dans son communiqué, le FDD "exige l’annulation" du projet de référendum, "le rétablissement" de la Cour constitutionnelle et "le retour à la légalité constitutionnelle".

Il demande que le président soit "mis en accusation" conformément à l’article 119 de la Constitution pour "haute trahison pour avoir violé son serment" de respecter la constitution.

Pour des élections anticipées

Le Front demande aussi que, conformément à l’article 42 de la Constitution, l’intérim de M. Tandja soit assuré par le président de la Cour constitutionnelle, Mme Salifou Fatouma Bazèye.

La Cour avait été dissoute par le président après qu’elle eut annulé son décret convoquant la référendum.

Enfin, le Front exige l’organisation des élections générales aux dates fixées par la Commission électorale indépendantes (Céni) notamment des législatives anticipées le 20 août et une présidentielle le 20 novembre 2009.