Politique

Le général Aziz pourrait être réélu dès le premier tour, l’opposition conteste

L'ancein chef de la junte aurait obtenu 51% des votes sur 60% des premiers bulletins dépouillés © AFP

Le meneur du coup d'Etat du 6 août 2008 en Mauritanie, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, recueille 52,3% des voix lors de l'élection présidentielle de samedi, sur 80% des résultats traités par le ministère de l'Intérieur, a-t-on appris auprès du ministère.

Plus tôt, les chiffres annoncés prévoyaient déjà cette tendance.

"Sur 33% des bureaux traités à 04H00 (locales et GMT), il se situe à 51,6%", avait indiqué un responsable du ministère qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Si cette tendance se confirme, l’ex-chef de la junte serait donc élu dès le premier tour.

"Ould Abdel Aziz obtiendrait entre 52 et 53% des suffrages. Sans conteste, nous allons passer au premier tour", a déclaré à l’AFP son responsable de la communication Cheikhna Ould Nenni, se basant sur des estimations de l’état-major politique du candidat.

Des partisans du général putschiste sont, dans la nuit, descendus dans les rues de la capitale pour fêter la victoire de leur candidat.

Appel à la communauté internationale

De leur côté, les principaux candidats de l’oppositionont dénoncé une "mascarade électorale".

"Les résultats qui commencent à défiler montre qu’il s’agit d’une mascarade électorale qui cherche à légitimer le coup d’Etat" du 6 août, a affirmé Messaoud Ould Boulkheir, candidat du front anti-putsch, lors d’une conférence de presse.

M. Ould Boulkheir parlait au nom de trois autres candidats: Ahmed Ould Daddah, du premier parti d’opposition, Ely Ould Mohamed Vall, ancien chef de junte (2005-2007), et Hamadi Ould Meimou, ex-ambassadeur et candidat indépendant. Les quatre hommes ont publié une déclaration dans laquelle ils rejettent les "résultats préfabriqués" du scrutin qui a eu lieu samedi et appelé la communauté internationale à diligenter une enquête indépendante sur les irrégularités constatées.

Ils ont enfin demandé aux "entités compétentes" comme le Conseil constitutionnel et le ministère de l’Interieur de ne pas "accepter la validation" des résultats et au peuple mauritanien de "se mobiliser pour mettre en échec ce coup d’Etat électoral".

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