Justice

Abdelkader Belliraj condamné à la prison à vie pour terrorisme

Le Belgo-Marocain est accusé d'avoir dirigé un réseau terroriste au Maroc et à l'étranger ©

Le Belgo-marocain Abdelkader Belliraj, accusé d'avoir dirigé un réseau terroriste de 35 membres au Maroc et à l'étranger, a été condamné mardi à la prison à perpétuité par le tribunal antiterroriste de Salé (près de Rabat).

La peine de mort avait été requise le 1er juin par le procureur contre Abdelkader Belliraj, principal accusé dans cette affaire.

Le verdict est tombé aux premières heures de la matinée mardi, à l’issue d’une mise en délibéré commencée lundi après-midi.

Neuf mois de procès

Abdelkader Belliraj est soupçonné d’avoir dirigé un réseau d’islamistes radicaux et d’avoir commis six meurtres en Belgique à la fin des années 80 et au début des années 90, ce qu’il nie catégoriquement.

Les membres de ce réseau, dont le procès a débuté le 16 octobre 2008, sont poursuivis pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat", "association de malfaiteurs en vue de préparer et commettre des actes terroristes", "meurtre avec préméditation", "tentative d’homicide volontaire avec préméditation", "vol qualifié et tentative de vol qualifié" et "détention illégale d’armes et d’explosifs".

Leur chef présumé, Abdelkader Belliraj, 50 ans, a été arrêté le 18 février 2008 au Maroc avec plusieurs autres personnes en possession d’"un important arsenal d’armes à feu", selon l’accusation.

Belliraj nie en bloc

"Je n’ai pas introduit d’armes à feu au Maroc et nie toute tentative d’actions de ma part visant le renversement du régime", a-t-il plusieurs fois affirmé au cours de son procès.

Abdelkader Belliraj a également nié catégoriquement avoir contribué à faire passer des armes au Front islamique du Salut (FIS, dissout) algérien. "Jamais je n’ai fait cela", a-t-il dit.

Le procès des 35 prévenus (dont deux en liberté provisoire) est parfois ponctué de protestations d’organisations de défense des droits de l’Homme contre l’implication dans cette affaire de six islamistes réputés modérés.

Parmi eux, le chef du parti Al Badil Al Hadari (Alternative civilisationnelle), Mustapha Moâtassim. Ce parti a été dissout par décret gouvernemental en février 2008.

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