Religion

Code de la famille : les femmes réclament plus de concertations

| Par AFP
La principale organisation islamique du pays rejette le nouveau code des personnes et de la famille

La principale organisation islamique du pays rejette le nouveau code des personnes et de la famille ©

La Fédération nationale des collectifs d’organisations féminines du Mali a appelé lundi à davantage de concertation sur le code de la famille. Cette sortie intervient après que le Haut conseil islamique a organisé un meeting dénonçant le texte, qui promeut l’égalité homme/femme. 

Une des plus importantes fédérations d’associations de femmes au Mali a appelé lundi à de "larges" concertations sur le nouveau code des personnes et de la famille qui accorde davantage de droits aux femmes mais est rejeté par la principale organisation islamique du pays.

"Nous appelons les uns et les autres à organiser de larges consultations afin de mettre l’unité nationale au-dessus de tout. Notre rôle à nous tous est aujourd’hui de sauvegarder la paix dans notre pays", a déclaré à l’AFP la présidente de la Fédération nationale des collectifs d’organisations féminines du Mali (Fenacof-Mali), Mme Dembélé Oulématou Sow.

"Il faut vulgariser le contenu du code"

"Dans notre pays, tout le monde est pour la promotion de la femme. Mais quand il y a incompréhension, il faut s’asseoir pour discuter, trouver les solutions", a indiqué la responsable de la Fenacof, formée de "plusieurs centaines d’organisations".

"Il faut vulgariser, expliquer davantage le contenu du code, pour éviter tout amalgame, toute interprétation tendancieuse", a ajouté Mme Dembélé.

Le nouveau code des personnes et de la famille – qui remplace notamment l’expression "puissance paternelle" par "autorité parentale" et relève l’âge du mariage à 18 ans – a été adopté début août par l’Assemblée nationale mais n’a pas encore été promulgué par le chef de l’Etat.

"Non" au nouveau code

Le code ne précisait pas jusqu’à présent l’âge du mariage. Celui-ci se fait très souvent suivant la coutume et parfois dès l’âge de 13 ou 14 ans, dans les zones rurales notamment.

Selon une source proche de la présidence malienne, le président Amadou Toumani Touré ne devrait pas promulguer immédiatement la loi dans un souci d’apaisement.

Environ 50. 000 personnes ont participé samedi à Bamako à un meeting organisé par le Haut conseil islamique du Mali, la principale organisation islamique du pays, pour dire "non" au nouveau code.

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