Politique

Ben Ali officiellement candidat à sa succession

| Par AFP
Zine El Abbidine Ben Ali dirige la Tunisie depuis 1987

Zine El Abbidine Ben Ali dirige la Tunisie depuis 1987 © AFP

Le président tunisien se présente, sans surprise, à sa propre succession en tant que chef de l’Etat tunisien. Un poste qu’il occupe depuis 1987, grâce à un amendement de la Constitution qui annule la limitation du nombre de mandats.

Le président tunisien Zine El Abbidine Ben Ali a déposé officiellement au siège du Conseil constitutionnel au Bardo, près de Tunis, sa candidature aux élections présidentielles 2009 pour un cinquième quinquennat.

"Je viens à l’instant de déposer (. . . ) ma candidature à la présidence de la République, en réponse à l’appel du devoir et en renouvellement de l’engagement que j’ai pris avec vous", a annoncé Zine El Abbidine Ben Ali, président depuis 1987.

Le chef d’Etat a exprimé "sa profonde satisfaction et l’immense fierté" que lui "procure cette confiance réciproque" et adressé ses "meilleurs remerciements" aux partis politiques, aux organisations professionnelles et aux composantes de la société civile.

Il a précisé qu’"un des devoirs les plus impérieux pour nous tous, au cours de la prochaine étape, sera de nous armer d’une détermination plus résolue et d’une ténacité plus ferme pour servir notre pays, enrichir ses acquis, défendre ses intérêts et faire des sacrifices en sa faveur".

Amendement de la Constitution

Zine El Abbidine Ben Ali, 73 ans, a été réélu la dernière fois en 2004 avec 94,49% des voix exprimées face à trois candidats. Ce 4e mandat avait été rendu possible par un amendement de la Constitution qui supprimait la limitation à trois du nombre de mandats consécutifs et instituait une limite d’âge à 75 ans.

En 2008, il a fait introduire un amendement exceptionnel à la Constitution pour permettre à certains opposants de postuler à la présidence, une clause les exemptant du parrainage par 30 élus au moins, condition que seul peut remplir le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir), doté d’une majorité écrasante au Parlement.

Cependant, une autre clause de l’amendement oblige tout postulant à la présidence du pays à être aussi le dirigeant élu de son parti depuis au moins deux ans.

Quatre personnalités de l’opposition ont annoncé leur intention de se présenter à la présidentielle, sans avoir pour l’instant déposé officiellement leur candidature.

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