Politique

Oye Mba retire sa candidature en plein scrutin

| Par AFP
Casimir Oye Mba n'a appelé à voter pour personne, selon un membre de son état-major de campagne

Casimir Oye Mba n'a appelé à voter pour personne, selon un membre de son état-major de campagne ©

Casimir Oye Mba a retiré sa candidature à la présidentielle ce dimanche, en plein scrutin. Il n’a appelé à voter pour personne, selon un membre de son état-major de campagne.

L’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba, un favori de l’élection présidentielle gabonaise, a retiré sa candidature en plein scrutin sans donner de consigne de vote, a annoncé son entourage à l’AFP.

"Il a retiré sa candidature, il n’a appelé à voter pour personne", a déclaré un membre de son état-major de campagne qui a requis l’anonymat.

M. Oyé Mba, chef du gouvernement de 1990 à 1994, devait expliquer ses raisons à une rencontre avec la presse prévue dans l’après-midi, alors que les opérations de vote se poursuivaient dans une atmosphère tendue avec une tentative de lynchage et des altercations dans certains bureaux à Libreville mais qui se déroulaient généralement dans le calme en province.

Les bureaux de vote devaient officiellement fermer à 18H00 locales (17H00 GMT).

Rumeurs de désistement pour Mba Obame

Vendredi, l’entourage d’un autre candidat également bien placé, l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame, avait annoncé le désistement de 11 présidentiables en sa faveur, incluant Casimir Oyé Mba dans la liste des ralliés.

M. Oyé Mba avait catégoriquement démenti cette information tout comme d’autres présidentiables de moindre envergure. Au final, cinq candidats ont confirmé leur ralliement à Mba Obame, dont l’ex-Premier ministre Jean Eyéghé Ndong et l’ex-opposant rallié au régime Paul Mba Abessole.

Casimir Oyé Mba, 67 ans, surnommé "Cam-la-classe" a été un baron du régime d’Omar Bongo décédé en juin, dont il a aussi été plusieurs fois ministre.

Son dernier portefeuille était celui des Mines, du Pétrole et des Hydrocarbures, qu’il a occupé jusqu’à son exclusion du gouvernement en juillet dernier.

Né dans un petit village de la province de l’Estuaire, qui abrite Libreville, il a été formé au Gabon et en France, où il a obtenu un doctorat en droit. Il a fait carrière à la Banque centrale des Etats d’Afrique centrale (BEAC), dont il fut le gouverneur.

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