Environnement

Environnement : l’Afrique menace de quitter le sommet de Copenhague

| Par AFP
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi © AFP

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a prévenu que si les compensations financières réclamées par les pays africains n’étaient pas accordées lors du sommet de Copenhague sur le climat, les délégations africaines pourraient se retirer des débats.

Les représentants de l’Afrique quitteront la Conférence mondiale sur le climat qui aura lieu en décembre à Copenhague si leurs demandes pour des compensations financières ne sont pas prises en compte, a mis en garde jeudi le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi.

L’une des principales exigences des pays africains à ces négociations pour lutter contre les conséquences du réchauffement climatique est le paiement de milliards de dollars en compensation.

"Si cela est nécessaire, nous serons préparés à quitter des négociations qui seront un nouveau viol de notre continent", a déclaré Meles Zenawi, qui dirigera la délégation africaine à Copenhague.

Le Premier ministre éthiopien s’exprimait à Addis Abeba devant les représentants de plusieurs gouvernements africains et de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE).

Le sommet de Copenhague, qui doit rassembler des milliers de responsables du climat entre le 7 et le 18 décembre, doit permettre d’aboutir à un accord sur les émissions polluantes pour la période post-2012, après l’expiration du protocole de Kyoto.

Saper la légitimité d’un accord

Des représentants de l’Afrique sont réunis depuis plus d’une semaine à Addis Abeba pour trouver une position commune à cette conférence. Ils n’ont pas encore fixé le montant exact des compensations qu’ils exigent des pays industrialisés.

"Nous utiliserons notre nombre pour saper la légitimité de tout accord qui ne remplit pas un minimum de conditions", a souligné Meles Zenawi.

Les pays africains entendent également que les nations industrialisées prennent des mesures pour limiter le réchauffement à deux degrés et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d’ici à 2020.

"Nous n’accepterons aucun accord qui ne limite pas le réchauffement climatique à un niveau minimum inévitable, peu importe les compensations et l’assistance qui nous auront été accordées", a prévenu le Premier ministre éthiopien.

D’après les Nations Unies, entre 75 et 250 millions de personnes vont faire face à une pénurie d’eau en Afrique d’ici 2020 et il y aura besoin de jusqu’à 50 milliards de dollars par an pour lutter contre les conséquences du changement climatique sur le continent.

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