Politique

Présidentielle : la nationalité d’Ali Bongo mise en doute

En avril, Ali Bongo a formellement démenti la rumeur sur ses origines nigérianes ©

Un candidat à la présidentielle du Gabon a déposé un recours samedi pour invalider l'élection d'Ali Bongo. Selon Luc Bengono Nsi, le fils du chef de l'Etat défunt a été adopté et a donc acquis la nationalité gabonaise.

Un candidat à la présidentielle au Gabon a annoncé samedi avoir déposé chez un huissier un recours devant le Conseil constitutionnel demandant l’invalidation de l’élection d’Ali Bongo, au motif que celui-ci serait adopté et aurait donc acquis la nationalité gabonaise.

"Les origines du candidat Ali Bongo Ondimba demeurent ambiguës. S’il est avéré que ce dernier a acquis la nationalité par adoption, il appartiendra à la Cour de constater l’irrégularité de l’élection", indique le texte du recours que l’AFP a pu consulter et déposé par Luc Bengono Nsi, candidat malheureux (moins de 1%) à la présidentielle pour le Mouvement de Redressement national (Morena), le plus vieux parti d’opposition gabonais.

"Origines douteuses"

"L’intérêt supérieur du Gabon est sérieusement mis à mal avec l’élection d’un candidat aux origines douteuses", ajoute le texte.

Selon une rumeur persistante au Gabon, Ali Bongo serait un orphelin de guerre du Biafra (sud-est du Nigeria) et aurait adopté par Omar Bongo et son ex-épouse la chanteuse Patience Dabany. Pendant la campagne électorale, des messages téléphoniques sur internet affirmaient notamment qu’Ali Bongo était Nigérian.

En avril, Ali Bongo a formellement démenti la rumeur. "Quand je suis né, le Nigeria n’était même pas indépendant. Il (l’)est devenu un an après et cette guerre du Biafra a commencé" en 1967, alors que "j’ai déjà 8 ans", a-t-il commenté.

Pour M. Bengono Nsi, qui fait partie du collectif de candidats contestant les résultats du scrutin, "il ne s’agit pas de xénophobie", mais "d’appliquer la loi. La Constitution prévoit ce cas. Il faut l’appliquer".

Recours

L’article 10 de la Constitution gabonaise stipule que "toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République".

Le collectif de candidats contestant les résultats de l’élection a précisé vendredi qu’il déposera un recours "en temps opportun", avant la date limite du 19 septembre.

Selon une source de ce collectif, ce recours devrait être déposé la veille du 19 septembre et portera uniquement sur les "irrégularités de l’élection".

Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des voix, devant l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame (25,88%) et l’opposant Pierre Mamboundou (25,22%), qui revendiquent chacun la victoire.

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