Économie

Maroc : Moulay Hafid Elalamy, un homme d’affaires au ministère de l’Industrie

Moulay Hafid Elalamy, 53 ans, a été président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de 2006 à 2009. DR ©

Le Maroc a un nouveau gouvernement. À la tête du ministère de l'Industrie, Moulay Hafid Elalamy, patron du holding Saham Group.

La liste du nouveau gouvernement marocain – recomposé suite à la démission des ministres de l’Istiqlal, deuxième parti de la coalition, en juillet 2013 – est tombée le 10 octobre 2013. Le gouvernement Benkirane, acte II, nommé par le roi Mohammed VI, compte notamment dans ses rangs Moulay Hafid Elalamy, le président du holding Saham Group. L’homme d’affaires marocain a été désigné au poste de ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’investissement et de l’Économie numérique. Il remplace ainsi Abdelkader Amara, membre du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), qui lui devient ministre de l’Énergie et des Mines.

Homme d’affaires

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Moulay Hafid Elalamy, diplômé en systèmes d’information de l’Université de Sherbrooke au Québec, a été président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de 2006 à 2009.

Cet homme d’affaires de 53 ans a commencé sa carrière au Canada en tant que conseiller senior auprès du ministère des Finances du Québec avant d’intégrer Saint-Maurice, une compagnie d’assurance canadienne, où a occupé le poste de directeur des systèmes d’information.

De retour au Maroc, Moulay Hafid Elalamy a rejoint la Compagnie africaine d’assurance, filiale du holding royal Omnium nord-africain (ONA), en tant que directeur général. Il a créé Saham Group en 1995, aujourd’hui actif dans les secteurs de la finance, de l’assurance, de l’immobilier, de la santé et des services. Le holding, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à près de 7,5 milliards de dirhams (environ 902 millions de dollars) en 2012, compte près de 6 000 salariés, répartis à travers 19 pays.

Action sociale

 Mais malgré son implication dans l’économie et la société marocaines, cet homme d’affaires ne prévoyait pas de se lancer en politique. Dans une interview accordée à Jeune Afrique en mai 2009, il déclarait : « La politique, jamais ! Il faut des compétences pour ça et je ne les ai pas ».

 

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