Politique

Burundi : l’ex-chef rebelle Agathon Rwasa candidat à la présidentielle

| Par AFP
Le leader des Forces nationales de libération (FNL) Agathon Rwasa, le 30 mai 2008 à Bujumbura

Le leader des Forces nationales de libération (FNL) Agathon Rwasa, le 30 mai 2008 à Bujumbura ©

L’ex-rébellion burundaise des Forces nationales de libération (FNL) a désigné dimanche son leader historique Agathon Rwasa comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en 2010, à Bujumbura, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Le congrès a désigné à l’unanimité son excellence Agathon Rwasa comme candidat du parti FNL aux élections présidentielles de 2010", a annoncé le secrétaire général de ce parti, Adolphe Banyikwa, en lisant "les conclusions" d’un congrès extraordinaire qui s’est tenu samedi et dimanche.

Plus de 500 délégués représentants l’ex-rébellion des FNL dans les 17 provinces du Burundi et les sections de Tanzanie, d’Afrique du Sud et d’Europe ont pris part à ce congrès, selon l’organisation.

"La guerre, c’est un chapitre déjà tourné au Burundi", a estimé de son côté M. Rwasa, ajoutant que l’objectif de "la lutte politique (. . . ) est de construire un Burundi débarrassé de toute ségrégation pour que ce pays puisse accéder à une paix et à une stabilité durables".

La candidature de M. Rwasa survient après celle de l’ex-président de transition, Domitien Ndayizeye, candidat désigné du principal parti d’opposition parlementaire du Burundi, le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu), en octobre 2008.

Divisions au sein des FNL

MM. Rwasa et Ndayizeye, tous deux issus de l’éthnie hutu, devraient être les principaux adversaires du président burundais, Pierre Nkurunziza, lui aussi ancien chef rebelle issu de l’éthnie majoritaire hutu (85% de la population), "même s’il n’a pas encore déclaré officiellement sa candidature", a estimé un diplomate en poste à Bujumbura, sous couvert d’anonymat.

Jeudi, le ministre de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, avait interdit ce congrès des FNL en attendant le règlement du conflit qui l’oppose à des dissidents, soutenus par le pouvoir, mais cette interdiction a finalement été levée.

Le Burundi tente depuis 2006 de sortir de 13 ans d’une guerre civile qui a fait au moins 300. 000 morts. Ce pays compte organiser des élections générales dont une présidentielle et des législatives en 2010.

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