Politique

Yar’Adua : « Mon état de santé s’améliore »

| Par AFP
Yar’Adua, 58 ans, est hospitalisé en Arabie Saoudite depuis le 23 novembre

Yar'Adua, 58 ans, est hospitalisé en Arabie Saoudite depuis le 23 novembre ©

Le chef de l’Etat nigérian a déclaré mardi à la BBC que son état de santé s’améliorait. Il ne s’était pas exprimé directement depuis son hospitalisation en Arabie Saoudite, le 23 novembre, laissant libre cours aux rumeurs et spéculations sur sa mort.  La sortie du président intervient alors que les deux chambres de l’Assemblée s’apprêtent à débattre du vide laissé par son absence.

"Je suis pour l’instant un traitement, et mon état de santé s’améliore grâce à ce traitement. J’espère que très bientôt il y aura de très importants progrès, qui me permettront de rentrer chez moi", a déclaré mardi le président nigérian Umaru Yar’Adua à la chaîne britannique BBC, qui l’a joint par téléphone en Arabie saoudite, où il est soigné depuis le 23 novembre.

Le chef de l’Etat  "est vivant", avait affirmé lundi à l’AFP son porte-parole Segun Adeniyi, alors que des rumeurs sur sa mort ont couru ces derniers jours au Nigeria.

"Les spéculations (sur sa mort) sont fausses, le président est vivant et va mieux", a précisé M. Adeniyi à propos du président.

"Il est tout à fait conscient, il peut parler, il a même passé des coups de téléphone à diverses personnes au Nigeria", avait poursuivi le porte-parole.

M. Yar’Adua, 58 ans, est hospitalisé à Jeddah (Arabie saoudite) pour une affection cardiaque grave.

Président fantôme

Depuis lors, il ne s’était pas exprimé directement et aucune image de lui n’a été diffusée, donnant libre cours aux rumeurs et spéculations.

Ces dernières semaines, les appels se sont multipliés pour qu’il démissionne ou délègue temporairement ses pouvoirs au vice-président Goodluck Jonathan.

Selon une source officielle, les gouverneurs des 36 Etats de la fédération devaient se réunir d’urgence lundi soir pour évaluer la situation.

"Tous les gouverneurs se réunissent pour discuter de sujets d’importance nationale, notamment l’absence prolongée du président", a déclaré à l’AFP un officiel du sud du pays sous couvert de l’anonymat.

Et mardi, pour la première fois, les deux chambres de l’Assemblée nationale débattront à Abuja de la crise institutionnelle causée par l’absence du président depuis 50 jours.

L’option Goodluck Jonathan

Les résolutions des députés sont habituellement d’ordre consultatif mais une résolution négative à l’encontre du président pourrait constituer un premier pas vers sa destitution, selon un expert.

Dans ce cas, la constitution prévoit que le vice-président, actuellement Goodluck Jonathan, termine le mandat du président jusqu’à la prochaine élection au printemps 2011.

Au moment du débat parlementaire, une marche de protestation contre le vide à la tête du pays, conduite par l’écrivain nigérian et prix Nobel de littérature Wole Soyinka, devrait converger vers le parlement.

Meetings contre le vide politique

"Nous sommes mécontents du vide créé par l’absence du président", a déclaré à l’AFP Yinka Odumakin, le porte-parole de l’Ong "Save Nigeria Group" (SNG).

A l’issue de la marche, les organisateurs prévoient un meeting.

Outre Wole Soyinka, très impliqué dans le débat politique au Nigeria, l’ancien chef rebelle biafrais durant la guerre civile de 1967 à 1970 Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu participera au meeting baptisé "assez c’est assez", qui vise à exiger des informations sur la santé du président et protester contre le vide qui s’est installé à la tête du pays, selon les organisateurs.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA309_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte