Elections

Présidentielle : sept candidats de l’opposition face au RPT

Le candidat Kofi Yamgnane à Lomé le 16 janvier 2010 © AFP

La Commission électorale nationale indépendante a reçu huit dossiers de candidature en vue de l'élection présidentielle prévue le 28 février. Après Gilchrist Olympio et Yawovi Agboyibo, Kofi Yamgnane s'est prononcé en faveur d'une candidature unique de l'opposition. 

La Commission électorale nationale indépendante (Céni), chargée d’organiser le scrutin a reçu vendredi soir huit dossiers de candidature à la présidentielle du 28 février.

Le groupe comprend sept candidats à la présidentielle de l’opposition, dont pour la première fois une femme, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, qui représentera la Convention démocratique des peuples africains (CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi.

Les dossiers doivent être validés par la Cour constitutionnelle après une première vérification des pièces par le ministère de l’Administration territoriale.

"On ne peut pas partir en rangs dispersés"

L’un des candidats, le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’Etat en France, a souhaité samedi que l’opposition se regroupe autour d’un "seul candidat" face au président Faure Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir).

"Ce que je souhaite, c’est qu’on aille uni face à un parti qui est dominateur, fraudeur et violent", a indiqué M. Yamgnane.

Selon lui, l’opposition "n’a pas le choix", si elle veut gagner.

"On ne peut pas partir en rangs dispersés. Nous devons avoir un seul candidat, celui qui est capable de rassembler tous les Togolais y compris l’institution militaire", a ajouté l’homme politique.

L’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio et le Comité d’Action pour le renouveau (CAR) de l’ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo -les deux poids lourds de l’opposition- soutenus par d’autres partis d’opposition, s’activent depuis plusieurs mois en faveur d’un candidat unique.

Premier maire noir de France (1989), M. Yamgnane, 64 ans, est considéré comme le symbole de l’intégration réussie.

"Je suis revenu, parce que mon pays ne va pas bien. Le Togo va très mal", a-t-il dit. "Je ne suis pas le sauveur. Mais je suis en capacité d’apporter ma quote-part dans le redressement de la situation économique et social de ce pays".

L’opposition réclame toujours un deuxième tour

A propos du mode de scrutin, le Franco-Togolais a jugé qu’"un tour dans un pays où il y a 94 partis politiques est un non-sens".

Le pouvoir et l’opposition sont divisés depuis plusieurs mois sur cette question.

Selon la Constitution togolaise modifiée en 2002 par le Parlement, l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour et le président est élu à la majorité des suffrages exprimés.

L’UFC, le CAR et d’autres partis d’opposition réclament un scrutin uninominal à deux tours, ce que refuse le RPT.

Le facilitateur du dialogue inter-togolais, le Burkinabè Blaise Compaoré a préconisé un seul tour le 27 décembre à Ouagadougou lors de discussions avec les parties.

M. Yamgnane a également dénoncé les "difficultés" et "dysfonctionnements" dans les opérations de révision des listes élections électorales. "Il faut qu’on recommence avec des appareils fiables, même si cela demande qu’on recule la date du scrutin", a-t-il suggéré.

Retrouvez l’interview vidéo de Kofi Yamgnane par Jeuneafrique.com

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte