Politique

Sirleaf se représentera en 2011

| Par AFP
La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf au 13e sommet de l’UA à Syrte le 2 juillet 2009

La présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf au 13e sommet de l'UA à Syrte le 2 juillet 2009 ©

La présidente libérienne promet d’être une « candidate recommandable ». Cette sortie se veut rassurante après les accusations selon lesquelles elle a financièrement soutenu la guerre civile (1989 à 2003).

La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, élue en 2005, a annoncé sa candidature pour un deuxième mandat à la présidentielle de 2011, malgré sa promesse précédente et l’avis d’une commission nationale recommandant son inéligibilité pendant trente ans.

"J’annonce aux milliers de supporters qui m’écoutent et ceux de la diaspora que je serai candidate" en 2011, a déclaré lundi soir à Monrovia Mme Sirleaf dans un discours à l’Assemblée nationale.

"Je le répète. Je serais candidate, une candidate recommandable", a-t-elle insisté.

Promesse rompue

En 2005, Mme Sirleaf avait promis au cours de la campagne électorale de ne pas se présenter pour un deuxième mandat si elle était élue.

"Les recommandations portant sur des investigations criminelles, la création d’un tribunal de guerre, des sanctions publiques ainsi que des délits et investigations économiques, ont fait l’objet de débats depuis la publication du rapport final de la TRC (Commission Vérité et Réconciliation)", a déclaré Mme Sirleaf, première femme élue chef d’Etat en Afrique.

"Pour résoudre ce problème, je propose que des amendements soient faits à la loi créant la commission nationale des droits de l’Homme de sorte que cette commission travaille en collaboration avec le ministère de la Justice pour déterminer les recommandations de la TRC qui sont applicables et en conformité avec nos lois et notre Constitution", a-t-elle ajouté.

Privée de présidence pendant 30 ans ?

Le rapport de la TRC publié en juin 2009 a enquêté sur les crimes commis dans le pays de 1979 à 2003, dont les 14 ans de guerres civiles (1989-2003) ayant fait quelque 250. 000 morts.

Dans ses conclusions, la TRC a notamment souhaité que la présidente Sirleaf n’ait plus le droit d’occuper un poste officiel pendant 30 ans, en lui reprochant d’avoir financièrement soutenu la guerre civile au Liberia.

La TRC a aussi recommandé que huit ex-chefs de guerre, dont Prince Johnson, comparaissent devant un tribunal spécial au Liberia pour "crimes contre l’humanité". Prince Johnson a également annoncé qu’il serait candidat à la présidentielle de 2011.

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