Société

Sonatrach : le placement sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane confirmé

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Mis à jour le 15 février 2010 à 10:35

La Chambre d’accusation de la cour d’appel d’Alger a confirmé la mise sous contrôle judiciaire du PDG et de quatre hauts cadres de la société publique d’hydrocarbures Sonatrach, inculpés dans une affaire de présumées malversations, ont rapporté lundi plusieurs journaux.

La Chambre d’accusation "a confirmé (dimanche) la mise sous contrôle judiciaire du PDG de Sonatrach Mohamed Meziane, de son vice-président Chawki Rahal" chargé de la commercialisation et de trois autres prévenus, écrivent El Watan et La Tribune (francophones, privés).

Appel du parquet rejeté

La Cour a ainsi rejeté l’appel du parquet qui demandait la détention provisoire pour ces inculpés et celui des avocats qui ont plaidé pour la levée de leur contrôle judiciaire, ajoute Echorouk (arabophone, privé).

Cependant, deux cadres de la compagnie également mis en examen ont bénéficié de la levée de ce contrôle, précise El Watan.

Le 14 janvier, la presse algérienne avait révélé que M. Meziane avait été inculpé après une enquête portant sur de présumées malversations, ainsi que trois vice-présidents, plusieurs hauts cadres de la société et des dirigeants de bureaux d’études, dont les deux fils de M. Meziane, placés pour leur part sous mandat de dépôt.

L’enquête portait sur de présumées malversations à l’occasion de la passation de marchés avec des bureaux d’études ou des sociétés spécialisés dans la sécurité, précisait la presse.

Le ministre algérien de l’Energie Chakib Khelil avait confirmé ces informations le 17 janvier, sans préciser les accusations portées contre les inculpés.

"Le Pdg de Sonatrach, le vice-président chargé de la commercialisation et quatre hauts cadres de la compagnie ont été placés sous contrôle judiciaire" et "les vice-présidents chargés des activités amont et des transports par canalisations ont été placés sous mandat de dépôt", avait déclaré M. Khelil.

Sonatrach est le principal fournisseur en devises de l’Algérie grâce à sa production de pétrole (1,2 million de barils/jour) mais aussi de gaz, dont le pays est le premier exportateur du continent africain et le troisième fournisseur de l’Europe.