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L’auteur présumé du rapt des trois espagnols écroué

Manifestation de l'ONG Barcelona Accio Solidaria pour réclamer la libération de ses membres. © AFP

"Omar As-Sahraoui", l'auteur présumé de l'enlèvement de trois espagnols au nord de Nouakchott en décembre, a été écroué ce lundi. Deux d'entre eux sont toujours aux mains d'Al-Qaïda.

Le principal auteur de l’enlèvement par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de trois otages espagnols en décembre en Mauritanie, qui avait été arrêté en février, a été inculpé et écroué lundi, a indiqué le parquet de Nouakchott.

Omar Ould Sid’Ahmed Ould Hamma dit "Omar As-Sahraoui", âgé d’une cinquantaine d’années, a été écroué à la prison centrale de Nouakchott, selon un communiqué du parquet. Il avait été arrêté par des membres des forces de sécurité mauritanienne à la frontière avec le Mali, dans une région désertique.

La justice mauritanienne a également lancé dans cette affaire un mandat d’arrêt international contre trois combattants d’Aqmi, dont un des chefs d’Al-Qaïda dans le Sahel, l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar. Selon le parquet, les auteurs du rapt sont "des mercenaires loués par l’un des émirs d’Aqmi", en l’occurrence Belawar, et ils "ont été payés pour ce service".

Le 10 mars, l’otage espagnole Alicia Gamez avait été libérée après trois mois de captivité au nord du Mali et rapatriée à Barcelone. Mais deux autres humanitaires espagnols et un couple d’Italiens restent aux mains d’Aqmi. Les Espagnols de l’ONG catalane Barcelona Accio Solidaria avaient été enlevés le 29 novembre 2009 sur la route Nouadhibou-Nouakchott, à environ 170 km au nord de la capitale mauritanienne. Le rapt du couple d’Italiens, dont une femme d’origine burkinabè, a eu lieu le 18 décembre, également en Mauritanie, près de la frontière malienne.

L’auteur de l’enlèvement des Espagnols est poursuivi pour ""atteinte délibérée à la vie de personnes, leur enlèvement et leur séquestration, conclusion d’accord contre compensation aux fins de disposer de la liberté d’autrui". Il devra également répondre du chef d’inculpation de "l’utilisation du territoire mauritanien pour mener des agressions contre les citoyens d’un pays étranger (Espagne), port et usage d’armes et de munitions de façon illégale".

Mi-mars, la justice mauritanienne avait déjà inculpé sept personnes pour leur "implication" dans l’enlèvement des Espagnols: cinq avaient été écrouées et deux placées sous contrôle judiciaire. Parmi les sept inculpés, trois personnes sont poursuivies pour "participation au crime portant sur l’atteinte à la vie et à la sécurité de personnes, leur enlèvement et leur séquestration". Deux autres sont poursuivies pour avoir "offert abri et moyens empêchant l’arrestation de terroristes" et deux autres pour leur avoir "servi de la nourriture".

Depuis deux ans, la Mauritanie est la cible d’attaques de la mouvance d’Al-Qaïda, qui a récemment intensifié ses activités dans tout le Sahel, notamment dans le nord du Mali et au Niger.

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