Politique

L’opposition s’emploie à faire tomber Ould Abdelaziz

L'opposant mauritanien, Messaoud Ould Boulkheir, le 18 juillet 2009 à Nouakchott. © AFP

L'opposition mauritanienne ne cherche plus à dialoguer. Devant le refus d'Aziz de partager le pouvoir, ses adversaires n'ont plus qu'un but : la chute du régime.

Le président de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) en Mauritanie, Messaoud Ould Boulkheir, a ouvertement appelé à "la chute du régime" du président Mohamed Ould Abdelaziz, samedi soir 17 avril, au cours d’un meeting. "Notre programme n’est plus le dialogue, notre programme n’est rien d’autre que le départ de Ould Abdelaziz, la chute de son régime", a clamé le président de l’Assemblée nationale, M. Ould Boulkheir, devant plusieurs milliers de personnes.

"Nous avons demandé le dialogue avec Ould Abdelaziz, il l’a refusé, alors, je le dis haut et fort, aujourd’hui, nous lui disons que nous n’en voulons plus, notre programme n’est rien d’autre que son départ", a martelé le président de la COD, qui rassemble la majeure partie de l’opposition.

Le chef de l’État mauritanien avait rejeté, en mars, toute idée de "partage du pouvoir avec l’opposition" en faisant valoir qu’elle devait seulement "accepter de jouer son rôle normal d’opposition dans un système démocratique".

Politique d’improvisation

M. Ould Boukheir a également accusé le gouvernement de chercher la division des Mauritaniens en "les opposant les uns aux autres". Il faisait notamment allusion aux affrontements survenus jeudi à l’université de Nouakchott entre des étudiants pro-arabes (maures) et des étudiants négro-mauritaniens opposés à "l’arabisation complète de l’administration". Le président de la coordination de l’opposition a félicité les syndicats des étudiants pour leur décision concertée de mettre fin aux manifestations ayant conduit à ces affrontements et leur décision de créer une coordination qui se chargerait du suivi de leurs doléances communes.

Plusieurs orateurs de la COD ont par ailleurs critiqué la situation politico-économique et sociale du pays, en appelant les Mauritaniens à "rester vigilants face à la déterioration de leurs conditions de vie" du fait de "la politique d’improvisation menée par le régime".

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