Politique

Olympio indésirable lors d’une manifestation anti-Faure

Lors d’une nouvelle manifestation contre la réélection de Faure Gnassingbé, des opposants s’en sont pris à Gilchrist Olympio, dont la position n’est « pas claire ».

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Mis à jour le 18 avril 2010 à 12:24

Manifestation de l’opposition contre la réélection de Faure Gnassingbé, le 20 mars 2010. © AFP

Des milliers de partisans de l’opposition au Togo ont manifesté à nouveau samedi 17 avril dans le calme à Lomé contre la réélection du président Faure Gnassingbé, le 4 mars dernier.

Partis du quartier populaire de Bè, où le principal parti d’opposition Union des forces de changement (UFC) a son siège, les manifestants ont sillonné les rues avant de se retrouver à la plage pour un rassemblement. Cette manifestation, organisée par le Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), coalition d’opposition, est devenue un événement hebdomadaire après la défaite de Jean-Pierre Fabre, principal adversaire du président sortant lors du scrutin à un tour. Les manifestants, majoritairement vêtus de tee-shirts jaune à l’effigie de Jean-Pierre Fabre, scandaient des slogans hostiles au régime.

Le candidat malheureux et d’autres responsables de la coalition, dont le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, étaient en tête du cortège.

Olympio chassé à coup de pierres

Le chef de l’UFC, l’opposant historique Gilchrist Olympio, arrivé sur les lieux du rassemblement, a été chassé à coups de pierres par des jeunes surexcités. « Nous ne voulons plus de lui. Il n’a pas une position claire », scandaient-ils.

« Les jeunes n’ont pas souhaité que M. Olympio entre dans la foule avec la police » affectée à sa protection par les autorités, a expliqué à l’AFP M. Yamgnane. Des proches du responsable de l’UFC n’ont pas voulu faire de commentaire. M. Olympio est arrivée à Lomé jeudi en provenance d’Accra, et ne s’est pas encore prononcé depuis sur les résultats proclamés.

L’opposition proteste depuis des semaines contre la réélection de Faure Gnassingbé. Elle affirme que M. Fabre a remporté ce scrutin, officiellement remporté à 60,88 % par le chef d’État.