Droits de l’homme

Réinsérer d’anciens détenus politiques par le travail

Mohamed Sebbar, du Forum vérité et justice (FVJ), le 11 décembre 2009 à Marrakech. © AFP

Emprisonnés pendant les "années de plomb", sous Hassan II, 1 200 détenus politiques militant à gauche sont désormais libres mais se retrouvent sans rien. Le Forum vérité et justice ainsi que l'Association marocaine des droits humains plaident pour leur réintégration professionnelle.

Deux ONG marocaines de défense des droits de l’Homme ont appelé vendredi 30 avril à Rabat à la réintégration de plus d’un millier d’anciens détenus politiques dans la vie socio-professionnelle. "Nous demandons au secrétaire général du Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH, officiel) d’appliquer toutes les recommandations de l’Instance équité et reconciliation (IER) et de réintégrer ces anciens détenus politiques", a déclaré à l’AFP Mohamed Sebbar, un des dirigeants du Forum vérité et justice (FVJ).

"Le nombre concerné par cette injustice ne dépasse par 1 200 victimes de ce qu’on appelle les ‘années de plomb’", selon M. Sebbar. Les "années de plomb" ont été marquées par une vaste campagne de répression contre les militants de gauche sous le règne du roi Hassan II, entre 1960 et 1999.

Mohamed Sebbar s’est exprimé à l’occasion d’un rassemblement organisé par le FVJ en présence de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) devant le siège du CCDH.

Aucun métier

Une dizaine d’anciens prisonniers politiques observaient par ailleurs depuis 12 jours une grève de la faim devant le CCDH. Trois d’entre eux ont cessé vendredi leur mouvement après avoir rencontré des responsables du CCDH.

"Il y a ceux qui doivent être réintégrés au travail qu’ils exerçaient avant d’être emprisonnés, et ceux qui n’ont aujourd’hui aucun métier", a déclaré pour sa part Abdelilah Benabdeslam, vice-président de l’AMDH.

Le secrétaire général du CCDH, Mahjoub El Hiba a de son côté affirmé que le FJV devait être reçu par le CCDH mardi dernier dans le cadre de la rencontre périodique organisée chaque mois, mais l’association n’a pas respecté le rendez-vous et ne s’est pas excusée".

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