Elections

Gbagbo veut « nettoyer » les listes électorales

Le président ivoirien Laurent Gbagbo, le 11 avril 2010 à Abidjan. © AFP

Le chef de l'État ivoirien Laurent Gbagbo a affirmé samedi que les listes électorales controversées seraient nettoyées et a promis l'organisation en 2010 du scrutin présidentiel reporté depuis 2005, alors que le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année.

"On va réunifier le pays (coupé en deux depuis le putsch manqué de 2002, ndlr) et on va nettoyer les listes électorales, bien les regarder parce que notre objectif c’est de faire des élections propres, transparentes, justes, équitables, inclusives", a-t-il dit lors de la fête du 1er mai à Abidjan.

Le traitement de la liste provisoire des votants est l’un des points de blocage actuels du processus électoral. Deux listes ont été publiées : une de 5,3 millions d’incrits et une de 1,033 million de cas dont la nationalité est reconnue comme litigieuse. Mais le camp Gbagbo exige un "audit" de la liste de 5,3 millions, jugeant que s’y trouvent aussi des coupables de "fraude" à la nationalité, une question ultra-sensible au coeur de la crise ivoirienne.

"Je sais ce qu’il y a sur les 5,3 millions. C’est pourquoi je dis : on va réviser, on va regarder sérieusement", a indiqué M. Gbagbo. "Il n’y a pas de liste consensuelle, il y a une liste électorale. Il n’y a pas de liste consensuelle, il y a une méthode consensuelle pour vérifier les noms", a-t-il insisté, alors que ses partisans et l’opposition s’affrontent sur les moyens d’arriver à une liste définitive.

Un travail propre

Le processus de paix est à l’arrêt depuis le début de l’année et la crise autour de la précédente Commission électorale indépendante (CEI), dissoute par le chef de l’Etat qui l’accusait de "fraude" sur la liste.

"On veut un travail propre, mais en 2010, retenez ça, on aura les élections", a promis M. Gbagbo, dont le mandat s’est achevé en 2005. "Si d’ici (le cinquantenaire de l’indépendance) le 7 août on n’a pas encore fait les élections, nous allons faire un petit défilé comme d’habitude, et nous allons rejeter le grand défilé militaire du cinquantenaire après les élections", a-t-il ajouté.

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