Politique

El-Béchir contre la sécession du Sud

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Mis à jour le 27 mai 2010 à 16:24

Profitant de sa cérémonie d’investiture, Omar el-Béchir a fait savoir qu’il n’était pas favorbale à une partition du pays, et qu’il travaillerait « à l’unité » du Nord et du Sud.

Le président soudanais Omar el-Béchir, vainqueur des élections d’avril, a promis jeudi 27 mai lors de son investiture de travailler au maintien de l’unité de son pays et de lancer un dialogue avec les capitales occidentales. Au pouvoir depuis 21 ans, Il entame un nouveau mandat au moment où l’intégrité du plus grand pays d’Afrique est menacée par la volonté des ex-rebelles du Sud-Soudan d’obtenir l’indépendance lors d’un référendum prévu en janvier prochain.

"Nous nous sommes engagés (…) à organiser le référendum dans le sud à la date prévue. C’est un engagement que nous ne renierons pas", a déclaré Omar el-Béchir lors de son discours d’investiture devant le Parlement. "Notre position est que nous croyons à l’unité. Nous l’appelons de nos voeux, nous nous y préparerons et nous y travaillerons", a promis le président, vêtu de la robe blanche et du turban traditionnels.

Isolé

Six chefs d’Etats africains ont assisté au discours d’investiture. Mais la participation occidentale était beaucoup plus discrète, le président soudanais faisant toujours l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, une région de l’ouest du Soudan en guerre civile depuis 2003.

Isolé sur la scène internationale, le président soudanais a également fait part de son intention d’ouvrir un nouveau chapitre dans ses relations avec les capitales occidentales. "Je m’efforcerai personnellement de construire un dialogue, un dialogue objectif avec les pays occidentaux pour apaiser l’atmosphère", a-t-il dit.