Défense

Naomi Campbell pourrait « discréditer » le procès de Charles Taylor

Naomi Campbell, le 20 mai 2010 à Antibes (France).

Naomi Campbell, le 20 mai 2010 à Antibes (France). © AFP

Les avocats de Charles Taylor, l’ancien président du Libéria, ont demandé que Naomi Campbell ne soit pas présentée comme témoin dans le procès de leur client. Ils ont estimé que la présence du mannequin était « plus appropriée pour un film que pour une audience de tribunal ».

La défense de Charles Taylor a demandé lundi 31 mai aux juges de rejeter la requête de l’accusation qui souhaite que le mannequin Naomi Campbell témoigne au procès à La Haye de l’ex-président libérien. "La défense demande respectueusement aux juges de décider de rejeter la requête de l’accusation", écrit Courtnay Griffiths, l’avocat de Charles Taylor, dans un document publié par le Tribunal spécial pour la Sierre Leone (TSSL). "Ce qui est plus approprié pour un film que pour une audience de tribunal jetterait le discrédit sur l’administration de la justice", affirme l’avocat.

L’accusation avait, le 20 mai, demandé aux juges que le mannequin Naomi Campbell soit citée à comparaître à propos d’un diamant que Charles Taylor lui aurait offert en 1997 à l’issue d’un dîner organisé par le président sud-africain d’alors Nelson Mandela.

Des armes et des diamants

"Même s’il était vrai que M. Taylor a donné un diamant à Naomi Campbell, comme l’affirme l’accusation, aucun juge raisonnable ne pourrait établir un lien entre la remise de ce diamant et le soutien de l’accusé aux rebelles sierra-léonais évoqué dans l’acte d’accusation", assure la défense de l’ex-président libérien. Selon l’accusation, M. Taylor s’était rendu en septembre 1997 en Afrique du Sud pour "vendre ou échanger contre des armes des diamants" reçus des rebelles sierra-léonais.

Accusé d’avoir dirigé en sous-main les rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone, pays frontalier du Liberia, en leur fournissant armes et munitions en échange de diamants, M. Taylor, 62 ans, plaide non coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Il est accusé notamment de meurtres, de viols et de l’enrôlement d’enfants soldats durant la guerre civile en Sierra Leone qui a fait 120. 000 morts et des milliers de mutilés entre 1991 et 2001.

Son procès, ouvert en janvier 2008, a été délocalisé de Freetown à La Haye pour éviter tout risque de déstabilisation de la région.

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