Elections

Deux morts dans de nouvelles attaques

| Par AFP
Un poilicier burundais de garde à l'entrée d'un bureau de vote, le 24 mai 2010 à Bujumbura.

Un poilicier burundais de garde à l'entrée d'un bureau de vote, le 24 mai 2010 à Bujumbura. © AFP

Deux personnes ont été tuées et trois blessés dans la nuit de vendredi à samedi au Burundi, nouvelles victimes de deux semaines d’attaques à la grenade et incidents violents dans ce pays engagé dans un délicat marathon électoral, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux grenades ont d’abord explosé dans Bujumbura sans faire de victimes, une troisième grenade a explosé à Kanyosha, en périphérie de la capitale, faisant un mort et deux blessés, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, le major Pierre Chanel Ntarabaganyi.

Selon des témoins à Kanyosha, la victime décédée était le responsable local du parti des Forces nationales de libération (FNL, opposition).

Un homme a été assassiné par balle dans le quartier de Musaga pendant la nuit, selon l’administrateur local, Désiré Simbizi. Le ou les assaillants, qui ont agi avec un pistolet équipé d’un silencieux, ont pu prendre la fuite.

Huit morts

Engagé depuis mai dans un marathon électoral crucial pour son avenir, le Burundi, qui sort de 13 ans de guerre civile, connaît depuis une dizaine de jours une vague d’attaques à la grenade et divers actes de violences, qui ont fait au moins huit morts et plus de 60 blessés.

Le gouvernement accuse l’opposition d’être à l’origine de ces "actes de sabotage" qui viseraient à perturber le déroulement de la présidentielle prévue lundi, boycottée par l’opposition qui conteste les résultats des communales du 24 mai largement remportées par le parti au pouvoir.

Par ailleurs, la police a perquisitionné vendredi soir le domicile à Bujumbura du chef des ex-rebelles des FNL, Agathon Rwasa, qui s’est évanoui dans la nature depuis mercredi.

"Nous venons de faire une fouille-perquisition du domicile d’Agathon Rwasa dans le cadre de l’enquête sur les attaques à la grenade qui frappent le pays", a expliqué à l’AFP un officier de police sur place, sous couvert d’anonymat.

"Plusieurs suspects arrêtés avec des grenades ou après avoir commis des attentats mettent en cause M. Rwasa comme le commanditaire de ces violences, (. . . ), nous sommes donc à la recherche d’indices éventuels", a affirmé cette source.

La perquisition, menée par une dizaine de policiers, a duré près de trois heures.

"Nous sommes étonnés et très inquiets de ce qui se passe car Rwasa est dans le collimateur du pouvoir, qui est en train de faire un montage en vue de l’arrêter", a réagi le vice-président des FNL, Alfred Bayaga.

"Des militants des FNL sont accusés gratuitement d’être les responsables des attaques à la grenades et arrêtés, d’autres sont tués à gauche à droite, (. . . )", a accusé M. Bayaga.

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