Politique

Attentats de Kampala : deux kamikazes, cinq Pakistanais et vingt suspects

| Par AFP
Les funérailles, le 16 juillet, de six jeunes tués dans les attentats.

Les funérailles, le 16 juillet, de six jeunes tués dans les attentats. © AFP

L’enquête continue après le double attentat survenu en Ouganda. Elle a permis d’arrêter une vingtaine de suspects, dont plusieurs Pakistanais et de confirmer la participation de deux kamikazes à l’attaque terroriste.

Deux kamikazes ont participé aux attentats qui ont fait plus de 70 morts la semaine dernière à Kampala et une vingtaine de personnes, dont des Pakistanais, ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur ces attaques revendiquées par des islamistes somaliens, a déclaré dimanche 18 juillet la police ougandaise.

« Il y a des indices solides pour dire que ces attaques ont été menées par des kamikazes », a dit le chef de la police Kale Kayihura aux journalistes. « Personne n’a réclamé ni identifié ces deux corps », a-t-il ajouté.

Le chef de la police a montré lors d’une conférence de presse des reconstitutions faciales des deux auteurs présumés des attentats, réalisées avec l’aide d’experts étrangers, et suggérant, selon lui, que l’un est d’origine somali et l’autre sans doute de type noir africain.

Des Pakistanais mis en cause

Plus de vingt personnes dont cinq Pakistanais ont été arrêtées à ce jour dans le cadre de l’enquête, a ajouté le chef de la police ougandaise. « Nous avons sans doute plus de vingt personnes détenues », a dit Kale Kayihura.

Parmi eux figurent les cinq Pakistanais qui tiennent un commerce dans la banlieue de Kampala, et dont l’un aurait été cité, dans un courriel envoyé par un porte-parole présumé des islamistes somaliens shebab, comme ayant des liens avec cette organisation. Les Pakistanais « sont en train d’être interrogés » et « ils doivent s’expliquer » sur leur mise en cause, a commenté M. Kayihura.

Revendication des Shebab

Soixante-treize personnes ont été tuées dans les attentats survenus dans deux restaurants de Kampala, où des amateurs de football s’étaient réunis dimanche dernier pour assister à la finale du Mondial.

La police avait établi jusqu’à présent la participation d’un seul kamikaze, alors que trois explosions au total ont retenti dans ces deux lieux publics. Elle a également retrouvé une ceinture d’explosifs, qui n’a pas été déclenchée pour une raison inconnue, dans un troisième lieu, une discothèque de Kampala.

Les attaques ont été revendiquées par les islamistes somaliens shebab, en représailles à l’implication militaire de l’Ouganda en Somalie dans le cadre de la force de paix de l’Union Africaine (Amisom).

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