Politique

La date des élections présidentielle et législatives est fixée au 23 janvier 2011

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Mis à jour le 30 juillet 2010 à 16:20

Après deux reports successifs, la date des élections présidentielle et législatives en Centrafrique a enfin été fixée. Selon un décret du président François Bozizé, lu à la radio nationale vendredi, le scrutin aura lieu le 23 janvier 2011.

Les élections, qui devaient initialement se tenir le 25 avril, ont été repoussées au 16 mai, puis reportées une seconde fois, sine die. Mi-juin, la Commission électorale indépendante (CEI) avait proposé de les fixer au 24 octobre mais le président François Bozizé, qui s’exprimait récemment dans les colonnes de Jeune Afrique, a choisi de ne pas suivre cet avis.

Les reports étaient réclamés notamment par l’opposition et recommandés par le comité des bailleurs du processus électoral (ONU, Union européenne, France, États-Unis). L’opposition estimait que toutes les conditions requises n’étaient pas garanties, notamment la sécurité.

À la suite du deuxième renvoi, une loi constitutionnelle prorogeant le mandat du président Bozizé – qui a expiré le 11 juin – et celui des députés a été promulguée. Selon le décret, « la campagne électorale est ouverte le 10 janvier et close le 21 janvier à minuit. Le scrutin se déroulera sans interruption de 7h à 16h ».

Problèmes sécuritaires

La date du 24 octobre avait été proposée « à l’unanimité » de la trentaine de membres de la CEI le 17 juin. Ceux-ci étaient « convaincus que jusqu’à la date du 24 octobre, les contraintes organisationnelles, sécuritaires ou budgétaires auront été circonscrites, et que les élections pourront être organisées à la satisfaction de tout le monde », selon le porte-parole de la CEI, Rigobert Vondo.

Toutefois, le porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika, avait alors rappelé : « Le chef de l’État l’a dit et répété, la nouvelle date des élections devra tenir compte des conditions sécuritaires et de l’avancée du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-rebelles qui doit atteindre la phase du désarmement. »

« Le gouvernement souhaite seulement que certaines conditions soient remplies pour que nous allions tous à des élections apaisées, libres et démocratiques », avait-t-il conclu.

La Centrafrique est engagée depuis 2008 dans un processus de paix réunissant pouvoir, opposition et ex-rebellions pour tenter de mettre fin à des années d’instabilité et d’inscécurité. Arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2003 puis élu en 2005 pour cinq ans, François Bozizé est candidat à sa propre succession.